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N°4 - Mars 2007

Au sommaire du numéro 4

Chronique de Blaise : Système des classements ?
Zoom sur : Bowl Payouts
Dernières brèves
Vos questions ?
Hot Game ?

Le système de classement ?
Il existe plusieurs classements des équipes de Division I-A qui servent à déterminer le (ou les) Champion(s) de la saison : AP Poll, Coaches Poll, Harris Interactive Poll, ces deux derniers servant de composantes au BCS Poll.

L’Associated Press Top 25 Poll est le classement résultant du vote de 65 journalistes sportifs répartis sur tout le territoire américain. Chacun des journalistes effectue chaque semaine son classement des 25 meilleures équipes, attribuant 25 points au premier, 24 au deuxième et ainsi de suite jusqu'à 1 point pour le dernier. Le maximum de points dont peut être crédité une équipe est donc de 1625. Suite aux controverses de 2003 et 2004 sur l’attribution du titre de Champion, l’AP Poll a retiré officiellement sa participation à l’établissement du classement BCS, remplacé par le Harris Interactive Poll. L’AP Poll publie un classement final à l’issue des bowls, lequel ne couronne pas forcément le vainqueur du National Championship Game (NCG). Ainsi, en 2007 (saison 2006), Florida n’a reçu que 64 premières places, la 65ème étant attribuée à Boise State (par le représentant de New Mexico), seule équipe invaincue de Division I-A.

Le USA Today College Top 25 Coaches Poll est le classement effectué par un groupe d’entraîneurs de Division I-A, obligatoirement tous membres de l’American Football Coaches Association (AFCA) Il est sponsorisé et publié par le quotidien USA Today. Là encore, 25 points sont attribués au premier du classement et 1 point au dernier. Contrairement à l’AP Poll, le vainqueur du NCG doit obligatoirement être positionné en tête de tous les classements finals des entraîneurs. Le nombre de votants peut varier : il était de 62 en 2006 pour un total maximal de points de 1550 et 63 en 2007 (1575 points).

L’Harris Interactive College Football Poll est le classement d’un panel d’experts (anciens joueurs, journalistes, entraîneurs) sélectionnés parmi plus de 300 candidats par la société Harris Interactive, spécialisée dans les études de marché. Particularité de ce panel, n’importe qui peut candidater pour y être admis, mais la sélection repose évidemment sur l’évaluation des compétences adéquates. Le dernier classement est établi à l’issue de la saison régulière et participe à l’élaboration du classement BCS final. Le panel de 113 experts en 2006 (2825 points) sera composé de 114 experts en 2007 (2850 points).

Le classement BCS est compulsé à partir du Coaches Poll et du Harris Interactive Poll ainsi que de classements issus d’algorithmes de calcul élaborés par des scientifiques ou instituts : Jeff Sagarin (diplômé en mathématiques du MIT), Anderson & Hester (institut spécialisé dans les classements sportifs), Richard Billingsley (fondateur du College Football Research Center), Colley Matrix (de Wesley Colley, chercheur au Centre de Modélisation, Simulation et Analyses de l’université d’Alabama), Kenneth Massey (Docteur en mathématiques diplômé de Virginia Tech) et Peter Wolfe (chercheur en mathématiques à UCLA). Les machines fournissent six classements dont seulement quatre sont utilisés pour établir la note finale de chaque équipe (les meilleures et moins bonnes notes sont éliminées). Chaque machine classe 25 équipes, attribuant de 1 à 25 points selon le rang. Au total, 100 points peuvent être accumulés au maximum. Le total est ensuite divisé par 100 pour ramener la note maximale à 1.

Dans le détail, les six algorithmes sont basés sur des critères spécifiques, à l’exclusion de toute subjectivité passionnelle :

- le classement de Sagarin s’appuie sur un système de classement développé à l’origine pour les échecs (le système Elo) et ne prenant globalement en compte que le nombre de victoires et de défaites.

- Anderson & Hester prend en considération des facteurs permettant d’évaluer la valeur des adversaires et récompense les victoires probantes (quality wins). Ainsi, l’algorithme établit un classement des conférences (en fonction des bilans victoires/défaites de ses équipes contre celle des autres conférences) ainsi qu’un classement des calendriers de chaque équipe en fonction de leurs difficultés.
- Richard Billingsley utilise une formule prenant en compte le bilan victoires/défaites et la force de l’adversaire (basée sur son bilan et son classement). Une primauté est donnée aux résultats les plus récents.

- l’algorithme Colley Matrix attribue un poids important au facteur évaluant la difficulté du calendrier, ce qui permet à une équipe comptant plus de défaites qu’une autre d’être néanmoins éventuellement classée devant. Pour les 119 équipes de Division I-A, l’algorithme résout un système de 119 équations à 119 inconnues, prenant en compte les bilans victoires/défaites pondérés par la difficulté du calendrier.

- Kenneth Massey établit son classement en ne prenant en compte que les scores, lieux et dates des matches, ce qui permet d’évaluer la valeur offensive et défensive de chaque équipe (en fonction par exemple d’un avantage à domicile) ou encore la difficulté de son calendrier.

- Peter Wolfe a recours au modèle de Bradley-Terry de comparaison par paires en incluant les bilans victoires/défaites et lieux des rencontres. Le classement est effectué pour toutes les équipes dont les calendriers peuvent être connectés, soit plus de 700 équipes (Divisions I-A, I-AA, II, III et NAIA).

Au terme de la saison régulière, le classement BCS final détermine les deux adversaires du NCG. Ce classement est établi en moyennant à part égale les trois composantes et présenté en terme de pourcentage du score parfait. Par exemple, une équipe classée unanimement première par les machines, recevant 1540 points au Coaches Poll et 2800 points à l’Harris Interactive Poll aura une note finale de 0.9949 ((1+1540/1550+2800/2825)/3).

Après les bowls de post-saison, les classements AP et Coaches sont ré-évalués, pouvant consacrer deux numéros 1 différents. Avec l’établissement du Bowl Championship Series, le titre de Champion est attribué au vainqueur du NCG, donc au numéro 1 du Coaches Poll. Mais en cas de désaccord entre les deux classements finals, la polémique éclate invariablement.


Dernières brèves
Le coach de North Carolina Butch Davis est sous chimiothérapie depuis que son dentiste lui a retiré une grosseur cancéreuse de la bouche lors d’une visite de routine. Bien qu’aucune analyse ne semble indiquer un développement du cancer, l’entraîneur des Tar Heels a néanmoins préféré suivre un traitement par précaution.
Le QB de Tennessee Erik Ainge a été opéré du genou à la mi-mars, ce qui le prive des entraînements de printemps des Volunteers. Il devrait terminer sa rééducation d’ici à la fin avril et être pleinement opérationnel pour les entraînements d’automne.

Mike Hart, le RB de Michigan, ne participera pas aux entraînements de printemps pour des raisons médicales. Le coach des Wolverines Lloyd Carr a indiqué que son coureur vedette a subi une arthroscopie au genou, sans préciser de quelle blessure il s’agit. Le WR Adrian Arrington manquera également les entraînements, pour des raisons non spécifiées.

L’université d’Illinois a décidé de retirer des manifestations sportives auxquelles elle participe sa mascotte Chief Illiniwek. Les équipes de l’université conserve leur appellation « Fighting Illini » mais le nom, l’image et les regalia associés à Chief Illiniwek sont désormais abandonnés. Depuis plusieurs années, activistes et indiens protestaient contre la mascotte d’Illinois, arguant de l’image véhémente et négative qu’elle donne des indiens de la tribu Illiniwek. En 2005, la NCAA avait sanctionné l’université pour l’usage de cette mascotte, lui interdisant toute organisation de matches de post-saison.
Le coach de South Carolina Steve Spurrier a été invité par la base aérienne d’Eastover à prendre part un vol initiatique sur F-16. Il y a deux ans, Tommy Bowden, le coach de Clemson, avait également été convié à cet événement réservé aux membres reconnus de la communauté en Caroline du Sud.
Décidemment, pas une semaine ne se passe dans l’Arkansas sans que le coach des Razorbacks ne fasse parler de lui. Le 5 mars, l’avion emmenant Houston Nutt à Fayetteville, où il devait assister avec sa mère à un match du Tournoi de basket-ball de la conférence Sun Belt de l’équipe d’Arkansas State coaché par son frère Dickey Nutt, a été contraint de faire demi-tour pour un problème mécanique au train d’atterrissage. Lors de l’atterrissage, le train a cédé et le petit avion a terminé sa course dans l’herbe le long de la piste. Sortis indemnes de l’accident, Nutt et sa mère ont repris un autre avion pour finalement arriver à temps à Fayetteville pour le match d’ASU.
Les Louisville Cardinals ont modifié leur calendrier 2007 afin de bénéficier d’un surplus d’exposition médiatique nationale. Trois de leurs confrontations à domicile (Middle Tennessee, Utah et Connecticut) initialement programmées le samedi ont été avancées au jeudi ou vendredi soir pour leur permettre d’être retransmises au niveau national. Ces trois matches en nocturne s’ajoutent ainsi aux trois autres rencontres à domicile déjà prévues le jeudi soir en audience nationale. Au final, Louisville, en manque de reconnaissance nationale l’an passé, jouera tous ses matches à domicile en semaine et en nocturne devant les caméras d’une chaîne de télévision nationale.


... zoom .... zoom .... zoom .... zoom .... (par Blaise Collin)
BOWL PAYOUTS

La chronique n°3 s’est penchée sur l’organisation d’une saison de College Football en Division I-A (ou Football Bowl Subdivision comme il faut désormais l’appeler) avec notamment sa post-saison si particulière. Afin de bien comprendre les enjeux financiers qui régissent l’organisation des bowls, Zoom sur revient sur les liens contractuels entre les comités d’organisation des bowls et les conférences de la FBS ainsi que sur les rétributions accordées aux équipes participantes.

L’équation est on ne peut plus simple : « big match = big money ». Sur ce constat enfantin est basé toute la philosophie de la post-saison de la FBS : organiser des bowls permet de générer des bénéfices énormes (publicité locale et nationale, billetterie pour les étudiants qui se déplacent en masse, marketing et produits dérivés, etc…) dont une partie est reversée aux conférences et sert à financer le déplacement de ses équipes et de leurs staffs vers les villes hôtes ou encore à alimenter les budgets des Athletic Departments des universités qui leur sont affiliées. Il y a donc tout à gagner pour les universités à multiplier les participations de leurs conférences dans les bowls de fin de saison, tout comme il est avantageux en terme d’image et d’exposition médiatique pour les sociétés américaines de sponsoriser l’organisation de ces bowls. En outre, l’organisation de 32 bowls de post-saison permet d’impliquer plus de la moitié des programmes et la totalité des conférences. Ainsi, même une équipe dont le bilan la prive d’invitation à la post-saison touche une rétribution via la redistribution du montant total glané par sa conférence dans différents bowls.

Généralement, les bowls sont sponsorisés par des sociétés implémentées dans les villes organisatrices. L’existence d’un bowl et sa survie dépendent fortement du soutien apporté par son sponsor. Ainsi, faute de renouvellement de contrat, certains bowls ont disparu (Houston Bowl en 2005 par exemple). La licence attribuée par la NCAA peut également être retirée à un bowl, comme ce fut le cas en 2005 pour le Silicon Valley Football Classic qui s’est avéré ne pas être financièrement viable. A l’inverse, d’autres bowls peuvent voir le jour, par exemple l’International Bowl en janvier 2007. A la faveur de l’arrivée de nouveaux sponsors, les noms des bowls peuvent changer : ainsi le Chick-fil-A Bowl n’est autre que l’ancien Peach Bowl tandis que le Capital One Bowl est plus connu sous son ancienne dénomination de Citrus Bowl. La présence de stades couverts dans certaines villes des états du Nord a permis d’y organiser des bowls, comme c’est le cas à Detroit avec le Motor City Bowl, co-sponsorisé par les trois géants de l’automobile Ford, General Motors et Daimler-Chrysler. L’organisation de bowls n’est donc plus l’apanage des états ensoleillés du sud et de l’ouest des Etats-Unis.

La plupart des bowls signe des accords avec les conférences, assurant ainsi la participation automatique d’une équipe de telle conférence à un bowl donné. Le sponsoring ainsi que les accords avec les conférences (ou les Indépendants) sont temporaires et peuvent donc changer au bout d’un temps. La rétribution reversée par un bowl est fortement corrélée à son prestige, lui-même dépendant de la qualité de la confrontation qu’il propose. C’est ensuite un cycle qui s’entretient, les bowls les plus fameux signant des accords pour pouvoir inviter le gratin des meilleures conférences à qui ils paient de grasses rétributions pour contribuer à maintenir leur image de marque, tandis que les super-programmes gagnent en reconnaissance nationale et en réputation en participant aux plus cotés des bowls de post-saison.

Ci-dessous figure le tableau des 32 bowls, les sponsors associés, les conférences contractuellement liées ainsi que les rétributions 2006 (en milliers de dollars pour chaque participant). Au total, en incluant les lucratifs BCS bowls, ce sont plus de 330 millions de dollars qui ont été redistribués aux équipes de Division I-A. Soit une moyenne proche de deux millions par équipe ...

Bowl
Sponsor
Conférence(s)
Payout 2006
NCG  
17000
Sugar Allstate
SEC
17000
Orange Federal Express
ACC
17000
Fiesta Tostitos
Big XII
17000
Rose Citi
Pac-10 vs. Big Ten
17000
Capital One Capital One
SEC vs. Big Ten
4250
Gator Toyota
ACC vs. Big East/Big XII/ND
2500
Cotton AT&T
Big XII vs. SEC
3000
Outback Outback Steackhouse
SEC vs. Big Ten
3000
Chick-fil-A Chick-fil-A
ACC vs. SEC
5650 (2)
GMAC GMAC
C-USA vs. MAC/WAC
750
International  
Big East vs. MAC
750
MPC Computers MPC Computers
WAC vs. ACC
250
Alamo  
Big Ten vs. Big XII
2200
Meineke Car Care Meineke, Car Center
ACC vs. Big East
750
ChampsSports Champs Sports
ACC vs. Big Ten
2250
Insight Insight
Big Ten vs. Big XII
1200
Liberty AutoZone
C-USA vs. SEC
1700
Sun Brut
Pac-10 vs. Big East/Big XII/ND
1900
Music City Gaylord Hotels, Bridgestone
SEC vs. ACC
1600
Texas  
Big XII vs. Big East
1250 (1)
Holiday Pacific Life
Pac-10 vs. Big XII
2130
Independance PetroSun
SEC vs. Big XII
1100
Emerald Diamond Food Inc.
Pac-10 vs. ACC
850
Motor City Ford, GM, Daimler-Chrysler
MAC vs. Big Ten
750
Hawaii Sheraton
WAC vs. Pac-10
398
Armed Forces Bell Helicopter
MWC vs. C-USA/Pac-10
600
New Mexico  
MWC vs. WAC
750
Papajohns.com Papa John’s
C-USA vs. Big East/MAC
300
New Orleans R&L Carriers
Sun Belt vs. C-USA
325
Las Vegas Pionner PureVision
MWC vs. Pac-10
950
Poinsettia San Diego County Credit Union
MWC vs. Navy (si éligible)
750

(1) au total : 750 pour la Big XII / 500 pour la Big East
(2) au total : 3250 pour l’ACC / 2400 pour la SEC

On notera également que si Notre Dame atteint un BCS bowl, sa rétribution est de 4.5 millions de dollars. Si une équipe d’une conférence non-affiliée à la BCS atteint un BCS bowl, sa rétribution est de 18 millions de dollars à partager avec l’ensemble des équipes de toutes les conférences non-affiliées. En outre, un supplément de 4.5 millions de dollars est attribué aux conférences qui placent deux représentants en BCS bowls.

Vos réactions et vos questions sur la
Chronicle du College Football :
ask_cfc@yahoo.com

Toutes les questions seront, dans la mesure du possible, répondues personnellement. Les meilleures d’entre-elles apparaîtront dans cette rubrique.

Quelle a été l’équipe surprise de 2006 en Division I-A : Rutgers ou Boise State ? - Florian Thiery

Tous ceux qui ont répondu Boise State ont perdu ! Bien entendu, on ne peut qu’être admiratif devant un bilan parfait de 13-0 couronné par une victoire au Fiesta Bowl contre Oklahoma. Soit. Mais ce brillant parcours constitue-t-il vraiment une surprise ? Pour mémoire, depuis son arrivée dans la WAC en 2001, Boise State possède un bilan global de 66-11, dont 45-3 en conférence, et a terminé à quatre reprises à plus de onze victoires. Même si le niveau de la WAC est loin de celui de la SEC ou de la Big Ten, on ne peut pas dire que les Broncos aient véritablement créé une surprise en 2006. Tout au plus une sensation, en disposant d’Oklahoma en post-saison. Sans vouloir rien enlever à l’extra-ordinaire saison des hommes de Chris Petersen, rappelons tout de même que le calendrier des Broncos devait logiquement les conduire à rester invaincus en saison régulière et à être de ce fait invités à un BCS bowl. C’est tout leur mérite d’y être parvenus mais cela ne relève en rien de l’exploit. En tout cas beaucoup moins que le match remporté sur les Sooners, match qui soit dit en passant, s’il était joué dix fois, pencherait bien huit ou neuf fois du coté d’Oklahoma.

Si ce n’est Boise State, ce doit donc être Rutgers. Les Scarlet Knights sont passés à deux doigts de remporter le titre de la Big East (cf. Chronique N?2) et terminent, avec onze victoires et un beau succès en post-saison sur Kansas State (vainqueur de Texas !), à la 12ème place des classements AP et Coaches. Cela n’aurait rien d’exceptionnel si Rutgers, pourtant berceau du College Football, n’avait enchaîné entre 1993 et 2004 douze saisons à bilan négatif. Depuis trente ans, Rutgers fait rigoler (et le mot n’est pas trop fort) le petit monde du College Football, méritant tranquillement sa place dans le groupe des dix ou quinze pires équipes de Division I-A. Le bilan de 2005 de Rutgers (7-5, 4-3) a donc été accueilli avec soulagement du coté de Piscataway, notamment avec la seconde participation en post-saison de son histoire. Autant dire que 2006 n’était pas forcément attendue dans le New Jersey avec la fleur au fusil, mais les Scarlet Knights ont déjoué tous les pronostics. Au vu de sa saison au-delà de toute attente, Rutgers est donc bien la vraie surprise de la saison 2006.


Pourquoi en France joue-t-on avec les règles NCAA et quelles sont les grandes différences de règles avec la NFL ? – Tlemsani Sadio

« La raison est simple. Les règles NCAA protègent plus les pratiquants que les règles NFL. C'est pourquoi, dans un souci de protection de l'intégrité physique des pratiquants, les fédérations internationales et européennes (dont la France) ont adopté les règles universitaires. » Dixit Thierry Soler, directeur technique national de la FFFA. Merci à lui pour l’information.

Les règles en NFL et College Football sont bien évidemment largement communes. Quelques différences existent sur des points particuliers qui peuvent avoir une grande importance sur le jeu. Parmi celles-ci, on trouve notamment :

- Une passe est déclarée complétée lorsque le receveur a le contrôle du ballon avec un de ses pieds à l’intérieur du terrain. Il faut les deux pieds en NFL.
- Un joueur est considéré arrêté (down) lorsque tout autre partie que ses pieds ou ses mains touche le sol. En NFL, le joueur reste en jeu tant qu’il n’est pas mis à terre par un adversaire (down by contact).
- Après un arrêt de l’horloge (balle sortie du jeu par exemple), le jeu reprend lorsque l’arbitre principal estime que tous les joueurs sont prêts. Le QB dispose alors de 25 secondes pour appeler le snap. En NFL, l’horloge redémarre lorsque l’arbitre positionne la balle à l’endroit du snap et 40 secondes sont accordées pour débuter le jeu.
- L’horloge est arrêtée à l’issue de chaque premier down. En NFL, l’horloge tourne tant que la balle est en jeu.
- Le format de la prolongation est différent entre la NFL et la NCAA. En NFL, on joue une unique prolongation de 15 minutes en mort subite, à l’issue de laquelle les deux équipes peuvent se séparer sur un match nul si aucun point n’est marqué. En NCAA, la prolongation consiste en une alternance de possession entre les deux équipes. La balle est placée sur les 25 yards de la défense et l’équipe en attaque dispose de quatre tentatives pour marquer. Si à l’issue des deux possessions alternatives l’égalité subsiste, une deuxième prolongation débute. A partir de la troisième prolongation, les équipes sont obligées de tenter une conversion à deux points après un TD marqué. On prolonge le match jusqu'à ce que l’égalité soit rompue.
- La conversion à deux points est tentée depuis la ligne des trois yards. En NFL, elle se joue sur la ligne des deux yards.
- La défense peut marquer sur une tentative de conversion manquée. Si elle retourne la balle dans l’en-but adverse après une interception, un kick bloqué ou un fumble recouvert, elle marque deux points. En NFL, le jeu est arrêté dès que la défense gagne la possession de la balle.
- Il n’y a pas de « two-minute warning » en College Football. Cette interruption automatique du jeu a cours en NFL dès que l’horloge amorce les deux dernières minutes de chaque mi-temps, octroyant un temps mort aux deux équipes.
- Les entraîneurs bénéficient d’un « challenge » utilisable à loisir tout au long de la partie. En NFL, les coaches ont droit à deux « challenges » mais ne peuvent pas les utiliser durant les deux dernières minutes de chaque mi-temps.

Got game ?

Un jeu spectaculaire de College Football en vidéo.




Où : www.youtube.com/watch?v=ZVcxSeh3IQ4
Quoi : 95-yd TD run.
Quand : 29 Septembre 2001, Nebraska @ Missouri.
Qui : Eric Crouch (QB, Nebraska).
Comment : Nebraska sur ses 5 yards. 3rd down & 8.


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