SEC
SEC Championship Game
Florida 38 – Arkansas 28
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SEC East ----------------------------------
Florida
(#1 AP / #1 USA Today)
On prédisait l’enfer à cette équipe
de Florida en début de saison, en raison d’un calendrier
titanesque dans la meilleure conférence de Division I-A.
Aller à Tennessee, Auburn et Florida State et recevoir
Alabama, LSU, Georgia et South Carolina n’était
certes pas une sinécure. En sortir indemne aurait relevé
de l’exploit ou aurait révélé une
très grande équipe. En remportant sans trembler
le titre national face à Ohio State (41-14), Florida
a prouvé qu’il était très solide.
En perdant à #11 Auburn (17-27) et en gagnant péniblement
ses confrontations à #13 Tennessse (21-20), Georgia (21-14),
Vanderbilt (25-19) et Florida State (21-14) et surtout à
domicile contre South Carolina (17-16), les Gators ont aussi
montrés qu’ils n’étaient pas si dominants
que cela. Certes, même courte, une victoire est une victoire.
Et celles remportées face à #9 LSU (23-10) et
#8 Arkansas ne souffrent guère de contestation. Pourtant,
il est frappant de constater l’écart de niveau
entre la saison régulière, durant laquelle les
Gators se sont parfois montrés poussifs, et le Championship
Game au cours duquel Florida a été intouchable.
Alors au final, quel est le niveau réel de cette équipe
? La réponse se situe sans doute à mi-chemin entre
Auburn et Glendale (c’est-à-dire vers Abilene,
TX). Plaisanterie mise à part, Florida a sans doute joué
le match du titre au maximum de ses possibilités alors
qu’Ohio State n’y a été que l’ombre
de lui-même. Et il est raisonnable de penser que les Gators
n’ont pas évolué à leur meilleur
niveau durant la saison régulière. Sur le match
du titre, ils ont en outre profité de conditions a priori
favorables dans leur confrontation avec les Buckeyes, le match
de Glendale se déroulant après sept semaines d’interruption
pour Ohio State (contre cinq à Florida) et dans une atmosphère
arizonienne bien plus proche de la douceur floridienne que des
rudes hivers du Midwest. N’excusons pas Ohio State pour
sa piètre performance de Glendale, mais à ce stade
de la compétition, et pour des joueurs qui ne sont pas
professionnels, ces petits détails ont leur importance.
Si Florida a réalisé une excellente saison au
plan comptable (et pour son palmarès), il n’en
reste pas moins que des équipes comme USC (malgré
ses défaites à Oregon et UCLA) ou Ohio State (malgré
Glendale) peuvent largement lui contester le titre de meilleure
équipe du pays. D’aucuns argumenteront que Boise
State devrait être ajouté au mix. Pour couper court
à cette polémique, il n’y a absolument aucune
chance que les Broncos soient sortis invaincus d’un calendrier
comme celui d’Ohio State ou de Florida, en jouant semaine
après semaine des matches aussi durs et intenses que
leur Fiesta Bowl. Reste l’éternelle discussion
sur la mise en place d’un système de play-offs.
Les avis divergent sur la question. Plutôt que de s’acharner
à convaincre les uns ou les autres, il faut bien admettre
qu’aucun système ne peut garantir que le vainqueur
final est bien la meilleure équipe sur l’ensemble
de la saison. La spécificité du College Football
est de classer ensemble des équipes qui ne s’affrontent
pas. Ou qui se battent les unes les autres (Tennessee bat Cal,
qui bat UCLA, qui bat USC, qui bat Michigan, qui bat Penn State,
qui bat Tennessee). Alors autant clore le débat et applaudir
les Gators pour cette belle saison 2006. Charge à eux
de montrer en 2007 que ce titre n’était pas qu’un
heureux accident…
Tennessee
(#25 AP / #23 USA Today)
Tennessee n’avait d’autre alternative en 2006 que
de se racheter de sa médiocre saison 2005, achevée
sur un bilan négatif (5-6) et vierge de post-saison.
L’éclatante victoire sur #9 California (35-18)
lors de la première semaine allait permettre de lancer
la saison sous les meilleurs auspices. Les Volunteers n’ont
toutefois pas été en mesure de contester à
Florida la suprématie de la SEC East. Leurs défaites
à #7 Florida justement (20-21) ou encore contre #13 LSU
(24-28) et à #11 Arkansas (14-31) les ont trop lourdement
pénalisé dans la course au titre, et ce malgré
une probante victoire à #10 Georgia (51-33). Les hommes
de Philip Fulmer terminent à une honorable deuxième
place avec neuf victoires au compteur, ce qui est plus conforme
à leur statut. Dans une année de rédemption
somme toute rondement menée, la seule petite déception
sera venue de la défaite à l’Outback Bowl
face à Penn State (10-20). Dix victoires en 2006 auraient
définitivement renvoyé 2005 aux oubliettes. Ce
sera l’objectif en 2007, avec un BCS bowl en point de
mire.
Georgia
(#23 AP / NR USA Today)
Champion sortant de la SEC East, Georgia a quelque peu déçu
en ne terminant qu’au troisième rang cette année.
L’improbable défaite contre Vanderbilt (22-24 sur
un FG à 2 secondes du terme) a fait grincé des
dents du coté d’Athens, qui plus est une semaine
après la dérouillée subie face à
#13 Tennessee. Celle à Kentucky (20-24) n’a guère
été plus appréciée par les fans
des Bulldogs. Et comme Georgia n’a pas réussi à
s’imposer à #7 Florida, les chances de titre se
sont évanouies malgré deux belles victoires à
#5 Auburn (37-15) et contre le rival #16 Georgia Tech (15-13)
en clôture de la saison. Impérial hors de la SEC
(cinq victoires en autant de matchs), Georgia conclut 2006 avec
un bilan de neuf victoires pour quatre défaites. Honorable
mais finalement décevant en regard des attentes de début
de saison. En 2007, Florida jouera chez les Dawgs dans un match
qui pourrait bien déterminer le champion de la SEC East.
Reste de la meute
Kentucky opère une belle progression au classement de
la SEC East en 2006, gagnant deux matches de plus qu’en
2005 (3-8, 2-6) et se qualifiant pour un bowl. La bonne performance
est venu en semaine 10 avec la victoire contre Georgia. Les
Wildcats n’ont pas existé à #13 Lousiville
(28-59), #5 Florida (7-26) et #14 LSU (0-49). La courte défaite
à #19 Tennessee (12-17) annonçait déjà
la bonne performance au Music City Bowl contre Clemson (28-20).
South Carolina suit le chemin
inverse avec deux défaites de plus qu’en 2005 (7-5,
5-3). D’où une grosse déception pour les
hommes de Steve Spurrier. L’ancien QB de Florida (Heisman
1966), qui coacha ensuite les Gators de 1990 à 2001 (6
titres de champion de la SEC) et qui a repris du service en
College Football à South Carolina après un intermède
aux Washington Redskins, attendait sans doute mieux de sa deuxième
année à la tête des Gamecoks. Après
avoir mal entamé le championnat SEC avec une défaite
à #12 Georgia (0-18), South Carolina a échoué
d’un cheveu à #2 Auburn (17-24), #8 Tennessee (24-31)
et #12 Arkansas (20-26). Que dire de la défaite à
#6 Florida (16-17) dans un match pourtant dominé par
les Gamecoks et que les Gators remportent à la faveur
d’un FG bloqué à l’expiration du chronomètre.
La défaite à #24 Clemson (28-31) a achevé
une saison régulière qui a vu South Carolina perdre
ses cinq confrontations face à des équipes du
Top 25. Il ne sera guère possible de faire moins bien
en 2007. D’autant qu’il est plutôt dans l’habitude
de Steve Spurrier de flirter avec les saisons à dix victoires.
Vanderbilt sauve sa saison
par sa belle victoire à #16 Georgia. Pour le reste, que
des défaites en SEC. Et une occasion ratée de
créer la sensation face à #7 Florida. Les Commodores
ne sont pourtant pas passés loin de finir avec un bilan
équilibré : trois points à Alabama (défaite
10-13) plus deux points à Arkansas (19-21). Mais l’inexorable
semble se poursuivre du coté de Nashville et le dernier
match de post-saison de Vandy date de 1982, soit 24 ans de disette.
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SEC West ----------------------------------
Arkansas
(#15 AP / #16 USA Today)
2006 a marqué le retour d’Arkansas aux avant-postes
de la SEC. Après une saison 2005 décevante (4-7,
2-6), les Razorbacks ont sérieusement inversé
la tendance en s’imposant dans la SEC West et en compilant
dix victoires au total. Il est amusant de constater qu’en
vertu du douzième match ajouté aux calendriers
des équipes de toutes les conférences affiliées
à la BCS (et qui permet notamment enfin aux équipes
de la Pac-10 de toutes se rencontrer), Arkansas aura joué
en 2006 trois matches de plus qu’en 2005 (en comptant
le Championship Game de la SEC et le Capital One Bowl). Après
une entame difficile et une lourde défaite face à
#6 USC (14-50), les Hogs ont enchaîné dix victoires
de rang (notamment à #2 Auburn 27-10 et contre #13 Tennessee
31-14). La suite fut moins glorieuse, avec trois défaites
à la suite : contre #9 LSU (26-31), puis pour la première
fois en SEC lors du Championship Game face à #4 Florida
et enfin au Capital One Bowl face à #7 Wisconsin (14-17).
Le bilan n’en reste pas moins très bon. Et 2007
est attendu avec impatience à Fayetteville. Avec tous
ses atouts offensifs majeurs de retour (dont l’excitante
et extraordinaire paire de RB Darren McFadden - Felix Jones
!), les Razorbacks devraient être sacrément tranchants.
Auburn
(#9 AP / #8 USA Today)
Paradoxalement, Auburn a réalisé une meilleure
saison que l’année passée (9-3, 7-1), tout
en abandonnant la première place de la SEC West (partagée
en 2005 avec LSU) à Arkansas. Reçu cinq sur cinq
dans leurs matches hors conférence, les Tigers ont également
bien négocié leurs matches phares de l’année,
à défaut d’y être brillants : trois
victoires sur #6 LSU (7-3), #2 Florida (27-17) et l’archi-rival
Alabama (22-15). De quoi nourrir quelques regrets avec les défaites
à domicile face à Arkansas et Georgia. Preuve
qu’Auburn, auteur d’une saison à onze victoires
dont beaucoup d’équipes rêveraient, n’avait
pas tout à fait la carrure d’un champion national.
Quel visage montrera Auburn en 2007 ? Le titre ne semble pas
hors de portée mais remplacer les cadres partis sous
les spots de la NFL ne sera pas chose si aisée.
LSU
(#3 AP / #3 USA Today)
Bien que derrière Arkansas et Auburn dans le classement
général de la SEC, LSU a séduit les journalistes,
coaches et ordinateurs de la BCS qui lui ont accordé
un spot au Sugar Bowl. Les défaites à #3 Auburn
et #5 Florida n’ont donc pas desservi les Tigers, qui
ont pourtant frôlé la correction contre Ole Miss
(23-20 OT). Mais les solides autres prestations ainsi que le
succès en dernière semaine à #5 Arkansas
ont suffi à garantir un BCS bowl à Louisiana State.
LSU a également profité d’un classement
initial élevé (#8) pour toujours rester en embuscade
et profiter des défaillances des ses concurrents directs
pour prendre la place réservée à la SEC
au Sugar Bowl (Florida étant de National Championship
Game à Glendale). Au vu de l’éclatante victoire
sur Notre Dame (41-14) lors de ce bowl, on peut estimer que
la place de LSU n’y était néanmoins pas
usurpée. Avec une seconde saison consécutive bouclée
à onze succès, on pourrait s’attendre à
ce que les Tigers montent encore un peu plus haut l’an
prochain. Il faudra pour cela que le nouveau QB soit à
la hauteur du sortant.
Reste de la meute
Alabama est la grosse déception de la SEC, avec six défaites
dans la conférence. Pire que ce bilan catastrophique,
‘Bama a perdu son cinquième Iron Bowl consécutif.
De quoi sérieusement mécontenter les fans du coté
de Tuscaloosa. Une défaite contre #15 Auburn qui s’ajoute
à celles à #5 Florida (13-28), #7 Tennessee (13-16)
ou #12 LSU (14-28) ainsi qu’à l’inacceptable
revers à domicile contre Mississippi State (16-24). Et
après une saison 2005 pleine d’espoirs (10-2),
Alabama retombe dans une médiocrité qui ne lui
est pas coutumière. Le bilan de Mike Schula en quatre
ans à la tête des Crimson Tide frôle le négatif
(26 v. et 23 d.). Tout simplement indigne de l’un des
programmes les plus titrés du pays. Démit de ses
fonctions fin novembre, Mike Schula assiste en téléspectateur
à la 53ème participation d’Alabama à
un match de post-saison (record NCAA). La défaite à
l’Independance Bowl (31-34 contre Oklahoma State) laisse
le compteur de victoires bloqué à 30 (autre record
NCAA). Pour remédier à la crise que traversent
les Crimson Tide, c’est Nick Saban, l’ancien coach
des Miami Dolphins, qui a été appelé à
la rescousse. Avec, on s’en doute, une énorme pression
sur les épaules...
Pas de progrès dans
le Mississippi, où Ole Miss achève une saison
2006 bien terne, après une année 2005 qui ne l’était
pas moins. A un cheveu de s’imposer sur #9 LSU, les Rebels
ont finalement laissé échapper la victoire en
prolongations. Un calendrier hors conférence relevé,
ponctué notamment de deux défaites à Missouri
(7-34) et contre Wake Forest (3-27), et une quasi inexistence
face aux cadors de la SEC – les deux seules victoires
de Mississippi en SEC venant contre les deux derniers Vanderbilt
(17-10) et Mississippi State (20-17) – ont privé
Ole Miss de match de post-saison. Les Rebels n’y sont
plus allés depuis trois ans.
Après deux sévères
défaites pour entamer la saison (0-15 contre South Carolina
et 0-34 face à #4 Auburn), Mississippi State a connu
sa toute relative heure de gloire en s’imposant à
Alabama, sa seule et unique victoire dans la conférence
SEC. Et comme en 2005, les Bulldogs terminent à la dernière
place de la SEC West. Et comme en 2005, ils ne gagnent que trois
matches. Bien insuffisant pour espérer accrocher un bowl.
Top performers
Andre Woodson (QB, Kentucky)
: 264/419, 3515 yds, 31 TD, 7 INT (13 matches)
JaMarcus Russel (QB, LSU) : 232/342, 3129 yds, 28 TD, 8 INT
(13 matches)
Erik Ainge (QB, Tennessee) : 233/348, 2989 yds, 19 TD, 9 INT
(12 matches)
Chris Leak (QB, Florida) : 232/365, 2942 yds, 23 TD, 13 INT
(14 matches)
John Parker Wilson (QB, Alabama) : 216/379, 2707 yds, 17 TD,
10 INT (13 matches)
Darren Mc Fadden (RB, Arkansas) : 284 rush, 1647 yds, 14 TD
(14 matches)
Robert Meachem (WR, Tennessee) : 71 rec, 1298 yds, 11 TD (13
matches)
Earl Bennett (WR, Vanderbilt) : 82 rec, 1146 yds, 6 TD (12 matches)
Sidney Rice (WR, South Carolina) : 72 rec, 1090 yds, 10 TD (13
matches)
D.J. Hall (WR, Alabama) : 62 rec, 1056 yds, 5 TD (12 matches)
Keenan Burton (WR, Kentucky) : 77 rec, 1036 yds, 12 TD (13 matches) |