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N°11 - Octobre 2007

Au sommaire du numéro 11

Chronique de Blaise : Bilan à mi-saison
Dernières brèves
Vos questions ?

Dernières brèves

Tim Tebow change de numéro de téléphone : une série répétée de menaces téléphoniques a conduit le QB vedette des Florida Gators à changer de numéro de téléphone. Tebow aurait en effet reçu plusieurs centaines d’appels avant la confrontation du week-end dernier contre LSU, la plupart n’étant que de mauvaises plaisanteries mais certains contenant, semble-t-il, de réelles menaces. Des rapports indiquent que certains fans de LSU auraient été vus à Baton Rouge le jour du match, arborant des T-shirts imprimés du numéro de téléphone du joueur des Gators.



Vos réactions et questions sur la Chronicle du College Football

Quel est l'âge minimum pour qu'un universitaire américain puisse passer pro en NFL ? – Bruno

Il n’y a pas d’âge minimum pour intégrer la NFL, mais tout joueur ne peut être éligible que s’il a terminé le lycée depuis au moins trois ans. A la base, cette règle avait pour objectif d’empêcher de trop jeunes athlètes de se frotter à des joueurs plus âgés et plus forts physiquement qu’eux. Ainsi, en 2004, les sophomores Maurice Clarett (RB, Ohio State) et Mike Williams (WR, USC), alors âgés de 20 ans, ont été déclarés inéligibles à la Draft. Clarett a attaqué la NFL en justice pour contrer cette règle, mais la ligue professionnelle a eu gain de cause en appel. Pour la petite histoire, Maurice Clarett (champion universitaire avec OSU en 2002) est aujourd’hui en prison après avoir plaidé coupable aux charges de vol et port d’arme prohibé retenues contre lui. Mike Williams fait, quant à lui, partie du roster des Oakland Raiders. Cette règle NFL censée protéger les jeunes athlètes a été mise en défaut à la Draft 2007 lors de laquelle le DT de Louisville Amobi Okoye a été drafté par les Houston Texans (10ème position, cf. CFC n?7) à l’âge de 19 ans. Il était en effet éligible selon les règles de la NFL, ayant terminé le lycée à l’âge de 16 ans.

Je suis impressionné par les stats, aussi bien à la passe qu'à la course, de Ryan Perrilloux, QB sophomore des LSU Tigers. A-t-il une réelle influence sur le jeu des Tigers cette saison car LSU est une équipe très forte avec ou sans lui de toute manière ?
L'attendait-on à ce niveau cette année?
Et enfin peut-il devenir un QB important dans les années à venir ?
Je sais que pour répondre à ces questions, il faut attendre le déroulement de la saison car LSU n'a pas joué contre des grosses équipes hors mis VA Tech (classé 18 lors du week 2 contre LSU). Un match contre Florida (week 6) sera plus démonstratif. Lors de ce match on verra qui sera le prétendant potentiel au titre contre USC qui semble intouchable comme le montre son match contre Nebraska (gagné 49-31).
A noter aussi pour Florida un gros test que ce match contre LSU du week 6 et notamment Tim Tebow qui sera confronté à une grosse pression défensive car LSU n'a encaissé que 7 points en 3 matches ! - Zlewej

La réponse venant justement après le choc de titans entre Florida (champion sortant) et LSU (champion à venir ?), elle est forcément plus aisée à formuler. La plupart des apparitions de Ryan Perrilloux en position de QB l’ont été alors que LSU avait déjà plié ses matches, à l’exception du match contre Middle Tennessee pour lequel Perrilloux était starter. Sa prestation d’alors, de 20 passes complétées sur 25 pour 298 yards et 3 TD (et aussi 1 INT), est certes impressionnante mais ce n’était que Middle Tennessee… Contre Florida, Ryan Perrilloux n’a eu qu’une tentative de passe (sur 3rd & Goal, passe manquée…) et essentiellement joué la course. Au niveau de celle-ci, les stats de Perilloux sur les six premiers matches sont de 166 yards et 2 TD (dont 1 contre Florida) soit 27.7 rushing yds/match et 5.4 yds/carry. Par comparaison, Tim Tebow (QB, Florida) a déjà engrangé 500 yards en 6 matches pour 9 TD (83.3 yds/match et 4.8yds/carry). Pour prendre une référence révélatrice et avérée d’un QB mobile, Vince Young (QB, Tennessee Titans) a couru pour 1050 yards et 12 TD (80.8 yds/game et 6.8 yds/carry) dans sa dernière année à Texas. Je ne considérerais pas Ryan Perrilloux comme un pion essentiel du dispositif offensif de LSU mais il est certainement un atout majeur dans le jeu au sol et a montré qu’il pouvait prendre en charge le secteur aérien en l’absence du QB titulaire Matt Flynn. Il est toujours délicat de juger les performances d’un QB sans les rapporter à la qualité de sa ligne offensive. Tout bon QB qu’on soit, c’est la ligne offensive qui fait la différence (se rappeler par exemple les difficultés de Brady Quinn l’an passé à Notre Dame et s’en souvenir dans quelques années quand le QB des Cleveland Browns sera une star en NFL). La ligne offensive de LSU est certainement très solide et permet à l’attaque aérienne de se développer relativement correctement, ce pour quoi il faut évidemment des QB de bon niveau. Ceci dit, LSU mise également beaucoup sur son jeu de course qui lui a pour l’heure rapporté la majorité de ses TD. Après le match contre Florida, LSU renforce son positionnement de candidat très sérieux au titre. Mais les Gators défendront leur titre jusqu'à bout et le match pour l’attribution du titre de la SEC, qui sera probablement une revanche entre Tigers et Gators, n’est pas gagné d’avance pour LSU. Oubliez USC pour le titre, il n’y a objectivement aucune chance que la défaite à domicile contre Stanford ne barre pas définitivement la route de la Nouvelle-Orléans aux Trojans.

Toutes les questions seront, dans la mesure du possible, répondues personnellement. Les meilleures d’entre-elles apparaîtront dans cette rubrique. Mail : ask_cfc@yahoo.com

Ben Olson sur la touche pour trois à quatre semaines : le QB des UCLA Bruins, sorti sur blessure lors du premier quart-temps contre Notre Dame (6-20), sera indisponible pour une période de trois à quatre semaines suite à une arthroscopie du genou gauche consécutive à sa blessure. Il ne sera donc pas aux commandes le 20 Octobre lorsque UCLA accueillera la puissante armada offensive de California.

Fin de saison pour Limas Sweed : le WR des Texas Longhorn Limas Sweed doit finalement subir une intervention chirurgicale au poignet qu’il s’était blessé avant le début de la saison. Cela met donc un terme à sa carrière universitaire, marquée par 20 TD qui le classent 2ème dans l’histoire de Texas. Sweed espère être rétabli pour se préparer avant la draft NFL de 2008.

Luke Swan out pour la saison : saison terminée pour le WR des Wisconsin Badgers, blessé au tendon du jarret (tendon situé derrière la cuisse). La blessure subie le week-end dernier lors du dernier quart-temps à Illinois (26-31) a été opérée quatre jours après le match. Swan était jusqu’alors le receveur phare des Badgers avec 25 réceptions pour 451 yards et 2 TD.
Michigan garde ses victoires : les Wolverines ne perdront pas par forfait les matches dans lesquels ils ont alignés leur DB Artis Chambers, jugé inéligible d’après les règles de la Big Ten sur les joueurs de première année (freshmen). Michigan conserve notamment sa victoire acquise sur Penn State (14-9) et donc son bilan de 2-0 dans la conférence Big Ten
Bilan à mi-saison 2007

Après six semaines de College Football et un nombre incalculable de surprises, il est grand temps de faire un point sur les principales forces encore en présence à mi-saison et sur les équipes qui ont d’ores et déjà fait une croix sur le BCS National Championship Game (NCG). Pour chaque équipe analysée apparaissent les classements AP et USA Today (cf. CFC n?4) et le bilan victoires/défaites (V-D). Une échelle de 0 à 5 permet également d’évaluer les chances d’accéder à l’un des quatre traditionnels BCS Bowls ou au NCG (5 : achetez les billets et réservez les places dans l’avion / 0 : achetez les bières et réservez les places sur le canapé).

Big East

South Florida (#5 AP / #5 USA Today) 5V - 0D : surprise confirmée.

C’est un sans faute pour South Florida qui démarre 2007 par cinq succès en autant de rencontres. Une belle victoire à #23 Auburn (26-23) confirmée par une leçon défensive infligée à la puissante armada offensive de #5 West Virginia (21-13) permettent aux Bulls de pouvoir légitimement prétendre au titre de la Big East. Il leur faudra pour cela négocier correctement leurs sorties à Rutgers et contre Louisville, deux formations actuellement en délicatesse avec leur football. Sans être monstrueux, le QB Matt Grothe mène tranquillement l’attaque de South Florida (909 yds, 60.1%, 5 TD, 3 INT) mais c’est surtout grâce à leur défense que les Bulls ont gagné (et gagneront encore) leurs matches.
Le match qu’il faut gagner : # 15 Cincinnati
Le match piège : @ Rutgers
BCS : 4
NCG : 2

West Virginia (#8 AP / #9 USA Today) 5V - 1D : un seul être vous manque…

West Virginia a copieusement pilonné tous les adversaires de seconde zone qui se sont frottés à eux avec d’impressionnantes performances de ses deux candidats à l’Heisman Trophy, les QB Pat White (Passe : 865 yds, 71.6%, 7 TD, 1 INT / Course : 411 yds, 7 TD) et RB Steve Slaton (635, 9 TD). La machine s’est enraillée lors du premier test sérieux pour les Mountaineers, à #18 South Carolina où les Bulls ont complètement muselé Pat White, l’empêchant notamment d’user de son excellent jeu de course. Les petites blessures à répétition du QB star de WV pourraient, comme on le craignait, coûter leur place au NCG aux joueurs de Morgantown. Il faudra en outre, en plus de remporter ses six derniers matches, compter sur deux défaites de South Florida pour espérer être invité à la Nouvelle-Orléans début janvier prochain.
Le match qu’il faut gagner : Louisville
Le match piège : # 15 Cincinnati
BCS : 3
NCG : 2

Cincinnati (#15 AP / #17 USA Today) 6V - 0D : la montée en puissance.

En net progrès en 2006 par rapport à son bilan négatif de 2005, Cincinnati confirme de belle façon avec six succès de rang et aucune défaite et a déjà assuré sa participation à un bowl de fin de saison. Le très bon et très discret QB Ben Mauk (1034 yds, 65.0%, 12 TD, 3 INT) aura pourtant du mal à atteindre les dix victoires cette année avec un déplacement à #5 South Florida et la réception de #8 West Virginia et de Louisville. La défense est solide mais n’a vraiment été testée que contre #21 Rutgers (28-23). La réception de Louisville devrait permettre de pouvoir vraiment juger la valeur de cette surprenante équipe des Bearcats.
Le match qu’il faut gagner : Louisville
Le match piège : @ Pittsburgh
BCS : 2
NCG : 1

Rutgers 3V - 2D : la fin de Cendrillon.

Après la très belle saison 2006, le plus dur était de confirmer. Il n’aura fallu attendre que le premier véritable test de Rutgers pour s’apercevoir que les Scarlet Knights ne pourraient pas re-éditer l’exploit de l’année passée, qui les avait vu échouer d’un souffle dans la course à la Big East. La défaite contre Maryland (24-34) n’annonçait rien de bon et celle contre #20 Cincinnati (23-28) a quasiment anéanti les espoirs de titre de conférence. Il faudra réagir contre #5 South Florida, #8 West Virginia et terminer fort à Louisville pour décrocher le Graal. Avec un RB Ray Rice (622 yds, 10 TD) des grands jours et un QB Mike Teel (1507 yds, 61.2%, 10 TD, 5 INT) à son meilleur niveau, la messe n’est peut-être pas encore tout à fait dite mais il faudra tout de même peut-être un ou deux miracles pour faire aussi bien que l’an dernier.
Le match qu’il faut gagner : #5 South Florida
Le match piège : @ Louisville
BCS : 2
NCG : 0

Louisville 3V - 3D : quelle déception !

Est-ce bien cette même équipe victorieuse en janvier 2007 de l’Orange Bowl qui se retrouve aujourd’hui avec trois défaites en six matches ? L’attaque de folie des Cardinals emmenée par le QB Brian Brohm (2415 yds, 66.8%, 20 TD, 4 INT) est pourtant un régal à regarder. Mais Louisville a perdu la bataille du Kentucky contre les Wildcats d’Andre’ Woodson (34-40), dans un match qui a vu pas moins de neuf changements de leader au tableau d’affichage, et cette défaite a semble-t-il coupé le bel élan des Cardinals qui ont incompréhensiblement craqué à domicile contre Syracuse (35-38) la semaine suivante et face à Utah quinze jours plus tard (35-44). Avec une défense aussi suspecte, Louisville ne peut plus espérer participer au NCG et aura toute les difficultés du monde à conserver sa couronne de la Big East. Pour Brian Brohm, l’Heisman semble également s’échapper.
Le match qu’il faut gagner : @ #5 South Florida
Le match piège : Rutgers
BCS : 1
NCG : 0

SEC

- SEC East -

South Carolina (#7 AP / #12 USA Today) 5V- 1D : le plus dur reste à venir.

Départ canon de South Carolina cette saison avec une victoire en deuxième semaine à #11 Georgia (16-12) confirmée par une très solide prestation contre #8 Kentucky (38-23). Entre-temps les Gamecocks se sont logiquement inclinés à #2 LSU mais restent dans la course au titre de division. Les quatre derniers matches sont brutaux (à #25 Tennessee, à Arkansas, #13 Florida, Clemson) mais pas hors de portée. De quoi prouver que le départ en trombe n’était pas qu’un feu de paille et s’en aller décrocher le titre de la SEC East. Pour le titre de conférence, il faudra sans doute rejouer LSU et l’issue du match ne devrait pas être vraiment différente de celui de l’affrontement de septembre à Baton Rouge.
Le match qu’il faut gagner : #13 Florida
Le match piège : @ Arkansas
BCS : 2
NCG : 1

Florida (#13 AP / #14 USA Today) 4V- 2D : back-to-back en péril.

L’affrontement titanesque entre Florida et #1 LSU a tenu ses promesses et les Gators ont chèrement vendu leur peau jusqu’au bout du dernier quart-temps. On ne pourra donc pas reprocher au champion en titre sa courte défaite (24-28) chez le n?1 du pays. On ne pourra en revanche pas en dire autant de la défaite face à Auburn (17-20) la semaine précédente qui condamne désormais Florida à un sans faute dans son calendrier de la SEC. Autant dire que l’excellentissime QB Tim Tebow (Passe : 1455 yds, 65.5%, 13 TD, 3 INT / Course : 500 yds, 9 TD) a du pain sur la planche pour conduire ses Gators à des victoires à #17 Kentucky, à #24 Georgia et à #7 South Carolina avant de probablement recroiser le fer avec LSU dans une revanche qui s’annoncerait explosive.
Le match qu’il faut gagner : @ #7 South Florida
Le match piège : #21 Florida State
BCS : 3
NCG : 2

Kentucky (#17 AP / #18 USA Today) 5V- 1D : y croire encore.

On a longtemps cru que Kentucky allait passer la saison à enquiller des points comme des perles à tous ses adversaires, sous la houlette de son bijou de QB Andre’ Woodson (1536 yds, 65.2%, 18 TD, 2 INT). C’était jusqu’au match contre #11 South Carolina dans lequel les Gamecocks ont stoppé la vague bleue et contenu les Wildcats à deux petits TD. Malgré tout, ce coup d’arrêt n’annihile pas totalement les chances de Kentucky de bien figurer au classement de fin de saison de la SEC. Les deux gros rendez-vous sont pour les deux prochains week-ends avec les réceptions de #1 LSU et de #13 Florida. Le match à #24 Georgia reste l’unique confrontation de poids loin de Lexington et les Wildcats clôtureront la saison en recevant #25 Tennessee dans un match qui pourrait leur ouvrir les portes du SEC Championship Game.
Le match qu’il faut gagner : #13 Florida
Le match piège : #25 Tennessee
BCS : 3
NCG : 2

Georgia (#24 AP / #23 USA Today) 4V- 2D : espoirs déçus.

Il y avait beaucoup d’espoirs placés en Georgia en début de saison, au moins pour remporter le titre de la SEC East perdu en 2006. Mais la défaite face à South Carolina (12-16) lors de la deuxième semaine a rapidement tempéré les ardeurs des Dawgs. La correction reçue à Tennessee (14-35) n’a pas arrangé la donne et les Bulldogs sont désormais condamnés à un sans faute. Le calendrier plaide en ce sens avec tous les matches difficiles de conférence restant à jouer à domicile. Matthew Stafford est un QB sophomore valable (1153 yds, 55.9%, 9 TD, 4 INT) qui devra néanmoins élever son niveau de jeu dans les semaines à venir si les Dawgs veulent terminer sur six victoires de rang et décrocher le titre de division.
Le match qu’il faut gagner : #13 Florida
Le match piège : #22 Auburn
BCS : 2
NCG : 1

Tennessee (#25 AP / NR USA Today) 3V- 2D : chose promie...

Si l’on considère que #3 California et #13 Florida sont de sérieux prétendants au titre national et que l’on admet que Tennessee ne joue que le rôle d’outsider cette année en College Football, on pardonnera aux Volunteers les deux fessées reçues à Berkeley (31-45) et surtout à Gainesville (20-59). Les prédictions d’avant-saison avaient annoncé un secondary suspect du coté de Knoxville, elles ne se sont pas trompées. Autant la défaite face à #12 California n’est pas honteuse au vu du niveau de jeu développé par l’attaque des Golden Bears, autant la correction infligée par les Gators a de quoi inquiéter les plus optimistes des supporters de Tennessee. Si les hommes de Philip Fulmer ont assisté impuissants à une démonstration des champions sortants, ils se sont bien repris trois semaines plus tard en s’imposant face à Georgia (16-12) dans un match très défensif. En négociant convenablement la réception de #7 South Carolina à Neyland Stadium et le déplacement à #17 Kentucky, Tennessee peut encore terminer en tête de la SEC East. Un obstacle de poids les attendrait alors au SEC Championship Game où il faudrait un très grand Erik Ainge (1295 yds, 67.6%, 10 TD, 2 INT) pour prendre le meilleur sur la très bonne défense de LSU.
Le match qu’il faut gagner : #7 South Carolina
Le match piège : @ Alabama
BCS : 2
NCG : 1

- SEC West -

LSU (#1 AP / #1 USA Today) 6V- 0D : the real deal.

Qui pourra arrêter LSU cette année ? Florida a été à un doigt de créer la sensation la semaine passée mais LSU a évité le pire à un peu plus d’une minute de la fin en l’emportant finalement après avoir été mené tout le match. Faut-il y voir une baisse de régime des Tigers après un début de saison tonitruant ponctué d’un retentissant 48-7 infligé à #9 Virginia Tech pourtant censée être la meilleure défense du pays ? Si LSU s’est ensuite imposé sans trop de souci contre #12 South Carolina, les hommes de Les Miles ont eu besoin de plus d’une mi-temps pour prendre la mesure de Tulane. Oui, Tulane ! Jusuqu’à preuve du contraire, les Tigers restent l’équipe à battre dans la SEC (seule équipe invaincue de la conférence). Armé d’un solide jeu au sol emmené par l’inattendu RB Jacob Hester (433 yds, 5 TD) et d’une attaque aérienne dirigée d’une main un peu tremblante par le QB Matt Flynn (817 yds, 55.4%, 4 TD, 3 INT) et par son remplaçant de luxe Ryan Perrilloux (402 yds, 73.7%, 6 TD, 1 INT), LSU devrait sans trop de souci se diriger vers le SEC Championship Game. Le dernier test réellement sérieux se profile pour ce week-end avec le déplacement à #17 Kentucky. L’attaque devrait y briller de mille feux. A la défense de stopper le QB des Wildcats Andre’ Woodson.
Le match qu’il faut gagner : SEC Championship Game
Le match piège : @ Alabama
BCS : 5
NCG : 5

Auburn (#22 AP / #25 USA Today) 4V- 2D : Dr Jekyll & Mr Hyde.

Où est Auburn ? Qui est Auburn ? Que fait Auburn ? Comment peut-on perdre à domicile contre Mississippi State (14-19) et s’imposer deux semaines plus tard dans la moiteur du Swamp à #4 Florida (20-17) ? Que nous réservent encore les Tigers cette saison ? Une victoire à #1 LSU avant de tout gâcher lors de la dernière journée contre l’archi-rival Alabama ? Difficile de savoir réellement ce que vaut cette équipe d’Auburn. Certes, la défense est présente, comme toujours, n’accordant qu’une fois plus de vingt points dans une défaite face à South Florida (23-26). L’attaque, quant à elle, rend une copie tout juste honnête avec un QB Brandon Cox un peu trop imprécis (963 yds, 59.1%, 4 TD, 7 INT) et un jeu au sol tout juste dans les standards auburniens que se partagent les RB Ben Tate (506yds, 4 TD) et Mario Fannin (321 yds, 5 TD). Il y a encore du boulot si Auburn veut se qualifier pour le SEC Championship Game aux dépends du favori LSU.
Le match qu’il faut gagner : @ #1 LSU
Le match piège : Alabama
BCS : 2
NCG : 0

Arkansas 3V- 2D : l’Heisman en consolation ?

Arkansas était un Top25 avant le début de la saison. Après deux défaites dans ses deux premiers matches de la conférence SEC, les Razorbacks sont sortis des classements, la tête plutôt basse. Si l’attaque tourne rond sous l’impulsion de la doublette de RB Darren McFadden (779 yds, 7 TD) – Felix Jones (631 yds, 5 TD) et du QB Casey Dick (736 yds, 52.6%, 7TD, 4INT), la défense semble aux abonnés absents, accordant plus de quarante points dans chacune des deux défaites à Alabama (38-41) et contre #21 Kentucky (29-42). Rien de très encourageant avant d’aller affronter sur leurs terres les belles mécaniques offensives de #25 Tennessee ou #1 LSU. Arkansas ne peut plus guère espérer remporter la division SEC West à moins d’un effondrement peu probable de LSU. Darren McFadden peut-il remporter l’Heisman Trophy ? Le meilleur coureur des Razorbacks ne serait-il pas Felix Jones qui affiche une titanesque moyenne de 10.5 yards par porté ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses en novembre avec les matches contre #7 South Carolina, à #25 Tennessee et à #1 LSU. D’ici là, Arkansas aura un mois d’octobre relativement tranquille pour régler ses problèmes défensifs et se remettre en selle.
Le match qu’il faut gagner : #22 Auburn
Le match piège : Mississipi State
BCS : 1
NCG : 0

Alabama 4V- 2D : l’effet Nick Saban ?

L’excitation était à son comble en début de saison avec la prise en main du Crimson Tide par le nouveau head-coach Nick Saban. La belle mais difficile victoire sur #16 Arkansas (41-38) obtenue sur un TD à huit secondes du terme n’a pas suffi à lancer la déferlante pourpre sur la SEC. #22 Georgia est venu rapidement rappeler aux fans de Bama que remporter la SEC demande un peu plus qu’un coach surmédiatisé et du panache de fin de quatrième quart-temps, en venant s’imposer à Tuscaloosa (23-26) dès la semaine suivante. Et les protégés du très observé Nick Saban n’ont pas su réagir à Florida State (14-21), subissant un deuxième revers consécutif. La rédemption d’Alabama, après quelques années de disette peu représentative du prestige footballistique de l‘université, est toujours possible si le Crimson Tide réussit un gros coup contre #25 Tennessee ou encore mieux face à l’ogre #1 LSU. A défaut, le match de clôture à #22 Auburn se profilera comme un lot de consolation à ne surtout pas laisser échapper.
Le match qu’il faut gagner : @ #22 Auburn
Le match piège : #25 Tennessee
BCS : 2
NCG : 0

Pac-10

California (#2 AP / #2 USA Today) 6V – 0D : les nouveaux maîtres du jeu.

Non, il n’y a pas d’erreur, c’est bien California et non #10 USC qui est actuellement le meilleur représentant de la Pac-10 aux classements des journalistes et des coaches. Grâce à une attaque performantissime, les Golden Bears réalisent une première moitié de saison parfaite. Le premier match et la belle victoire contre #15 Tennessee (45-31) a donné le tempo général. California est là et bien là. Après une petite frayeur à Colorado State (34-28), California a commencé à tracer sa route vers le titre de la Pac-10 en s’imposant avec brio chez un très bon #11 Oregon (31-24). Le QB Nate Longshore (1137 yds, 63.8%, 7 TD, 2 INT) mène tambour battant une armada offensive qui n’a pas encore marqué moins de trente points dans un match. Le RB Justin Forsett (585 yards, 9 TD), dont personne ne voulait à l’issue du lycée, s’affirme être l’un des meilleurs du pays. Si Cal parvient à surmonter l’obstacle USC à domicile, le titre de conférence ne devrait pas lui échapper. Et du coté de Berkeley on pourrait commencer à sérieusement songer au NCG…
Le match qu’il faut gagner : #10 USC
Le match piège : @ Washington State
BCS : 5
NCG : 4

USC (#10 AP / #7 USA Today) 4V – 1D : la fin d’une dynastie ?

Jim Harbaugh avait dit de USC qu’elle était sans doute la meilleure équipe de College Football de tous les temps. Et puis il y a eu Stanford (23-24). Pete Carroll, le head-coach, avait laissé entendre que son équipe avait la meilleure défense qu’il n’ait jamais eue sous ses ordres. Et puis il y a eu Stanford. Tous les spécialistes sans exception notable avaient placés USC en tête de leurs classements de début de saison. Et puis il y a eu Stanford. Tout le monde voyait USC croiser le fer avec LSU en janvier 2008 à la Nouvelle-Orléans pour l’attribution du titre national. Et puis il y a eu Stanford. On ne perd pas contre Stanford à domicile quand on s’appelle USC et que l’on prétend au titre national. Cela ne se discute même pas : on ne perd pas contre Stanford. Peu importe la belle prestation à #14 Nebraska (49-31), grâce notamment à un solide jeu de course. Les neuf talentueux coureurs de USC – soit à peu près autant que tout ce qu’on peut trouver de bons RB dans les conférences SEC et ACC réunies – ont été transparents contre Stanford (va-t-on arrêter de parler de Stanford dans cette chronique à la fin ?). Et ils n’ont pas vraiment été aidés par le jeu aérien (4 INT pour le QB John David Booty, blessé à la main il est vrai). Pour USC, la rédemption passe par une fin de saison irréprochable et des victoires probantes. Il n’est même plus la peine de penser au NCG. Même en écrabouillant tout ce qui se présente sur leur passage – s’ils y arrivent – les Trojans ne pourront pas faire oublier la défaite contre Stanford (non, non, on ne va pas arrêter d’en parler…) et il serait très étonnant qu’ils puissent néanmoins accéder au match suprême. Désormais, on peut le dire, USC n’est pas la meilleure équipe de l’histoire du College Football, et de loin. On est également en droit de se dire que John Harbaugh n’y connaît pas grand chose en football. Au fait, pour ceux qui l’ignoreraient encore, Jim Harbaugh est actuellement le head-coach de… Stanford.
Le match qu’il faut gagner : @ #2 California
Le match piège : #9 Oregon
BCS : 3
NCG : 0

Oregon (#9 AP / #10 USA Today) 4V – 1D : la chasse aux canards est ouverte.

Oregon a été sans pitié lors de ses quatre premiers matches avec 48.5 points de moyenne. Mais c’est surtout l’énorme performance des Ducks à Michigan (39-7) qui a marqué les esprits. Bien entendu, Michigan n’avait peut-être pas le niveau de Michigan, mais la prestation d’Oregon n’en reste pas moins impressionnante. Malgré une belle résistance, Oregon n’a pas pu empêcher #6 California de venir l’emporter à Eugene (24-31) mais conserve tout de même ses chances dans la Pac-10 pour une invitation au Rose Bowl si jamais California s’envolait pour la Nouvelle-Orléans. Si le QB Dennis Dixon (Passe : 1238 yds, 69.3%, 12 TD, 2 INT / Course : 308 yds, 5 TD) continue de produire, ce voyage à Pasadena pourrait fort bien prendre corps, au bénéfice d’un calendrier plutôt favorable. Evidemment, il faudra battre #10 USC et prendre une revanche sur la correction reçue en 2006 à Los Angeles (10-35). Mais, bizarrerie de la saison de College Football, cette année c’est plutôt Oregon que USC qui, hormis Cal, reste l’équipe à abattre de la Pac-10.
Le match qu’il faut gagner : #10 USC
Le match piège : Oregon State
BCS : 3
NCG : 2

Arizona State (#14 AP / #13 USA Today) 6V – 0D : le soleil brille en Arizona.

Belle surprise à mi-saison avec Arizona State, toujours invaincu et en tête de la Pac-10. Certes, les Sun Devils n’ont battu personne de notable mais ils ont le mérite d’avoir remporté tous leurs matches, ce qui leur vaut d’être installés dans le Top 15. L’attaque tourne à plein régime avec un bon QB en la personne de Rudy Carpenter (1503 yds, 66.7%, 14 TD, 6 INT) et un jeu de course efficace grâce aux RB Ryan Torain (524 yds, 5 TD) et Keegan Herring (361 yds, 3 TD). La victoire étriquée à Washington State (23-20) pourrait annoncer des temps plus difficiles avec les venues de #2 California et #10 USC et le déplacement peu évident à #9 Oregon. Les huit matches joués à domicile ne permettront peut-être pas à ASU de décrocher le Rose Bowl mais un bon bowl de fin de saison est désormais plus que probable.
Le match qu’il faut gagner : #2 California
Le match piège : Arizona
BCS : 2
NCG : 1

UCLA 4V – 2D : la comédie dramatique.

UCLA semblait avoir les armes pour jouer les gros bras au niveau national, partant à une honorable 14ème place au classement de pré-saison. L’illusion n’aura tenu que jusqu'à l’incompréhensible raté à Utah (6-44). Certes, UCLA est encore invaincu dans la Pac-10 (3-0) et peut prétendre à remporter le titre si les Bruins parviennent au moins à l’emporter deux fois sur trois face à #2 California, #9 Oregon et #10 USC. Mais quel crédit donner à une équipe qui perd contre une des plus mauvaises équipes de Notre Dame de l’histoire (6-20) ? Incapables de produire du jeu offensif face à un Fighting Irish à qui tout le monde a collé trente pions ou à une équipe d’Utah plus que moyenne, les Bruins cultivent le paradoxe d’avoir beaucoup marqué dans leurs confrontations de la conférence Pac-10 (trois fois plus de quarante points). C’était avant la blessure de leur QB Ben Olson (976 yds, 50.8%, 7 TD, 5 INT), remplacé dans le premier quart-temps contre ND et désormais indisponible trois à quatre semaines. Rien n’est perdu pour UCLA, mais il ne faudra pas jouer de façon aussi amorphe contre Cal ou USC. Les Golden Bears et les Trojans possèdent une attaque bien plus affûtée que celle de Notre Dame…
Le match qu’il faut gagner : #2 California
Le match piège : #9 Oregon
BCS : 3
NCG : 0

ACC

- Atlantic Division -

Boston College (#4 AP / #4 USA Today) 6V - 0D : l’envol magistral.

On ne peut pas résumer le démarrage en trombe de Boston College aux prestations de haut niveau de son QB Matt Ryan (1857 yds, 62.7%, 15 TD, 5 INT), mais le vétéran des Eagles y est néanmoins pour beaucoup. Sans être forcément impressionnant, BC a remporté sans souffrance ses six premières rencontres, notamment sur Wake Forest (38-28) et surtout à #14 Georgia Tech (24-10). Massachusetts a pourtant donné un peu de fil à retordre aux hommes de Jeff Jagodzinski (24-14), ce qui pourrait tempérer l’excitation qui grandit autour des Eagles. Avec une prochaine visite à #12 Virginia Tech et la venue de #21 Florida State et Miami, les cadors de la conférence ACC restent encore à jouer. Attention néanmoins à ne pas négliger la « Guerre Sainte » contre Notre Dame le week-end prochain. En restant appliqué et si Matt Ryan conserve son niveau, Boston College peut viser haut. Dans une conférence réputée la plus faible des six conférences majeures, c’est l’année idéale pour BC pour étoffer son palmarès.
Le match qu’il faut gagner : #21 Florida State
Le match piège : @ Notre Dame
BCS : 3
NCG : 2

Florida State (#21 AP / #21 USA Today) 4V - 1D : sur le sentier de la guerre.

La défaite du premier week-end à Clemson (18-24) est-elle un accident de parcours ? Florida State a enchaîné quatre victoires après ce premier revers, de façon plus assurée que ne peuvent le laisser penser les scores parfois serrés. Les Seminoles ont fait preuve d’une grande rigueur défensive, notamment contre #22 Alabama (21-14), mais ne parviennent pas encore à exploser complètement offensivement. Le jeu de course est encore une fois quasi inexistant et le QB Drew Weatherford (642 yds, 55.1%, 10 TD, 2 INT) ne convainc pas vraiment malgré une belle réussite dans la end-zone. Malgré tout, FSU semble armé pour aller chercher le titre de la conférence ACC, même si cette quête passe par des matches à #4 Boston College et #12 Virginia Tech. Le dernier match à #13 Florida pourrait permettre à son vainqueur de s’envoler pour le NCG.
Le match qu’il faut gagner : @ #4 Boston College
Le match piège : Miami
BCS : 3
NCG : 2

- Coastal Division -

Virginia Tech (#12 AP / #10 USA Today) 5V - 1D : un trou dans le mur.

Il n’aura fallu attendre que deux semaines pour s’apercevoir que Virginia Tech n’est pas aussi serein que son statut de grandissime favori de la conférence ACC ne le laisse penser. La meilleure défense du pays a littéralement explosé à #2 LSU (7-48), concédant six TD et quarante huit points. On espérait mieux d’une équipe prétendante au titre national et qui base l’essentiel de son jeu sur une muraille défensive. Jusqu’à la belle victoire à #22 Clemson (41-23) des doutes subsistait encore sur la capacité des Hokies à gagner de façon convaincante des matches contre des équipes de bon niveau. Si la défense s’est bien reprise après la gifle de LSU, l’attaque peine toujours à produire avec un QB Tyrod Taylor (Passe : 552 yds, 50.5%, 2 TD, 1 INT / Course : 233 yds, 3 TD) loin d’être une terreur et un RB Branden Ore (333 yds, 4 TD) quelque peu décevant jusqu’ici. Heureusement pour V-Tech, le calendrier lui offre la possibilité de bien terminer la saison avec les réceptions de #4 Boston College, Miami et #21 Florida State. Gagner chez un Georgia Tech à coté de ses pompes cette année ne ferait pas de mal non plus. La porte d’un titre ACC est entr’ouverte, à Virginia Tech de la pousser entièrement. Pour le NCG, la cause semble en revanche entendue après la cuisante défaite contre #1 LSU.
Le match qu’il faut gagner : #4 Boston College
Le match piège : Georgia Tech
BCS : 4
NCG : 1

Miami 4V - 2D : l’ouragan devenu brise.

Miami n’était pas classé en pré-saison et ne l’est toujours pas à mi-saison. Mais c’est Miami et l’on ne peut pas oublier de parler des Hurricanes dans une chronique sur le College Football. Miami joue le chaud et le froid avec une lourde défaite concédée à #5 Oklahoma (13-51) et une victoire contre #20 Texas A&M (34-17) moins serrée que les quatorze points d’écart à l’arrivée. On avait cru les Canes relancés jusqu'à l’incroyable défaite à North Carolina (27-33). Alors quel est le vrai niveau de cette équipe ? Difficile à dire. Les huit interceptions de Kyle Wright (1096 yds, 64.3%, 8 TD, 8 INT) ne sont pas étrangères aux difficultés de Miami. Il est peu probable que les Hurricanes puissent remporter la conférence ACC en devant jouer successivement à #21 Florida State, #12 Virginia Tech et #4 Boston College. Une bonne victoire en post-saison pourrait aider à calmer la colère des fans de Floride du Sud pour lesquels toute saison à moins de dix victoires est une saison ratée.
Le match qu’il faut gagner : @ #21 Florida State
Le match piège : Virginia
BCS : 2
NCG : 0

Big XII

- North Division -

Oklahoma (#6 AP / #6 USA Today) 5V - 1D : retour aux affaires.

Oklahoma a frappé très fort d’entrée, passant 79 points à l’infortuné North Texas pour son premier match de l’année. Des feux d’artifice ont suivi, notamment face à un Miami méconnaissable (51-13). De façon aussi surprenante qu’inexplicable, la belle machine offensive s’est enrayée à Colorado (24-27) où les Buffalos ont éteint l’attaque aérienne du QB Sam Bradford (1423 yds, 70.7%, 18 TD, 4 INT) et le jeu au sol des excellents RB DeMarco Murray (444 yds, 9 TD) et Allen Patrick (411 yds, 5 TD). Il faut également rendre justice aux WR Juaquin Iglesias (558 yds, 3 TD) et Malcolm Kelly (454 yds, 8 TD) qui ont participé pleinement à la curée de début de saison. Après deux années de disette, les Sooners ont également renoué avec un succès dans la Red River Rivalry qui les opposait à #19 Texas (28-21). De quoi les mettre sérieusement en confiance, à l’aube de recevoir #11 Missouri dans le choc de la Big XII du prochain week-end. Sauf accident de parcours, on voit mal comment Oklahoma pourrait laisser échapper la Big XII cette année et ne pas accéder une nouvelle fois à un BCS Bowl. Compte tenu des déboires de certains favoris au NCG, la Nouvelle-Orléans pourrait aussi être une option pour les Sooners…
Le match qu’il faut gagner : Texas A&M
Le match piège : Oklahoma State
BCS : 4
NCG : 3

Texas (#23 AP / #22 USA Today) 4V - 2D : plus si in-Vince-ibles que ça.

Texas mérite probablement le titre d’équipe la plus surévaluée du College Football. Parti du Top5, les Longhorns conservent une place dans le Top25 malgré deux défaites et quelques victoires peu convaincantes sur Central Florida (35-32) et Arkansas State (21-13). La belle performance contre #19 TCU (34-13) ne suffit pas à compenser l’effondrement à domicile contre Kansas State (21-41) et les fans digèrent encore assez mal la défaite contre le rival #10 Oklahoma (21-28) lors de la Red River Rivalry. Autant dire que la fureur gronde du coté d’Austin, où l’on vient à penser que tout le mérite de Mack Brown sur le titre national ramené en 2006 aura été d’avoir eu un certain Vince Young à la tête de son attaque. Certes, le QB Colt McCoy n’est pas Vince Young mais sa fiche de statistiques (1578 yds, 64.6%, 10 TD, 10 INT) n’est pas ridicule, si ce n’est pour ces dix interceptions qui pénalisent fortement le rendement offensif de l’équipe. Texas s’est donc mis en sérieuse difficulté et aura bien du mal à remporter le titre de division, d’autant plus qu’Oklahoma ne semble pas prêt de fléchir. Eviter la mésaventure subie l’an passé contre Texas A&M (7-12 en 2006) reste globalement le seul objectif des Longhorns cette saison. Après le doublé de Kansas State (42-45 en 2006, 21-41 en 2007), il serait bon d’éviter de réitérer la chose contre les Aggies.
Le match qu’il faut gagner : @ Texas A&M
Le match piège : Texas Tech
BCS : 2
NCG : 0

Texas A&M 5V - 1D : les rois du pétrole.

Malgré un bilan de cinq victoires pour une seule défaite, Texas A&M a quitté le Top25 que les Aggies avaient intégré de justesse en pré-saison. La faute à une défaite à Miami (34-17) et à une prestation douteuse contre Oklahoma State (24-23). Néanmoins, A&M fait son petit bonhomme de chemin, emmené par un honnête QB Stephen McGee (Passe : 906 yds, 55.2%, 4 TD, 3 INT / Course : 455 yds, 4 TD) et un bon Jorvorskie Lane (397 yds, 10 TD). Texas A&M peut-il prétendre à devenir la première place forte du College Football dans l’état du Texas ? La fin de saison s’annonce plus que périlleuse, avec quatre déplacements en six rencontres, dont ceux à #6 Oklahoma et #11 Missouri. Ajoutés à cela un match à Nebraska et la réception de #23 Texas et les espoirs de titre, quel qu’il soit, sont bien maigres pour les Aggies.
Le match qu’il faut gagner : #23 Texas
Le match piège : @ Texas Tech
BCS : 2
NCG : 1

- South Division -

Missouri (#11 AP / #11 USA Today) 5V - 0D : pour l’instant, ça sourit.

En s’imposant de fort belle manière contre #25 Nebrsaka (41-6), Missouri a confirmé que son début de saison n’était pas qu’un feu de paille. Le succès à Illinois (40-34) lors du premier week-end prend tout son sens après les défaites de #21 Penn State (20-27) et #5 Wisconsin (26-31) à Champaign et confère aux Tigers un statut de grosse écurie du College Football en 2007. Il semble pour l’instant que personne n’est en mesure d’inquiéter l’équipe emmenée par le très bon QB Chase Daniel (1712 yds, 66.8%, 15 TD, 4 INT). Si Nebraska n’est pas tout à fait à son niveau réel, on ne peut pas en dire autant de #6 Oklahoma qui constituera un test de premier choix pour Missouri, en visite à Norman lors du prochain week-end. Ce match pourrait être la première manche d’une confrontation en deux actes si les deux équipes se retrouvent lors du Big XII Championship Game début décembre. Il faudra pour cela éviter les écueils à Colorado, à Kansas State et à Kansas State, en se souvenant que Colorado a justement disposé de #3 Oklahoma (27-24) et que Kansas State s’est payé la tête de #7 Texas à Austin avant de s’incliner à domicile contre Kansas (24-30). La bataille de la Big XII South fait rage, mais Mizzu est bien armé pour la remporter.
Le match qu’il faut gagner : @ Colorado
Le match piège : @ Kansas State
BCS : 3
NCG : 2

Kansas (#20 AP / #20 USA Today) 5V - 0D : Kansas prend de l’altitude.

Hormis une belle victoire à #24 Kansas State (30-24), Kansas n’a pas eu fort à faire en ce début de saison, mais a le mérite de l’avoir bien fait avec 53.5 points de moyenne marqués sur les quatre premières confrontations pour moins de 6 encaissés. Si le QB Todd Reesing (1466 yds, 59.4%, 14 TD, 4 INT) s’en donne pour l’heure à cœur joie et que le jeu de course fait des merveilles (RB Brandon McAnderson : 408yds, 6 TD / RB Jake Sharp : 384 yds, 4 TD), les choses plus compliquées s’annoncent pour novembre avec les réceptions de Nebraska et #11 Missouri. Si en plus les Jayhawks négocient bien leur déplacement à Colorado, ils pourraient être les invités surprises du Big XII Championship Game.
Le match qu’il faut gagner : #11 Missouri
Le match piège : @ Colorado
BCS : 2
NCG : 1

Nebraska 4V - 2D : mauvaise récolte en perspective.

Passe encore la fessée reçue à domicile face à #1 USC (31-49). Malgré tout, USC reste une grosse écurie du College Football et Nebraska n’est, on le savait, pas encore revenu au niveau de pouvoir lutter à armes égales avec de telles équipes quand elles sont dans un bon jour. La courte victoire sur Ball State (41-40) obtenue à trois minutes du terme n’a guère fait pour rassurer les Cornhuskers qui se sont définitivement écroulés deux semaines plus tard à #17 Missouri (6-41). Etant donné que trois des quatre derniers matches de division de Nebraska se joueront à l’extérieur, il serait hasardeux de parier sur les Huskers pour conserver leur titre de la Big XII North, même s’ils s’imposent ce week-end face à Texas A&M, ce qui est loin d’être acquis. Même avec un QB du calibre de Sam Keller (1720 yds, 64.0%, 9 TD, 8 INT) et un RB Marlon Lucky tout feu tout flamme (Réception : 261 yds, 1 TD / Course : 632 yds, 6 TD), la fin de la saison s’annonce délicate pour Nebraska et le head-coach Bill Callahan pourrait passer un hiver bien mouvementé.
Le match qu’il faut gagner : @ #20 Kansas
Le match piège : @ Colorado
BCS : 2
NCG : 0

Big Ten

Ohio State (#3 AP / #3 USA Today) 6V - 0D : renaître de ses cendres.

Ohio State est à nouveau aux avant-postes malgré le départ en NFL des Troy Smith, Ted Ginn Jr, Antonio Pittman ou autre Anthony Gonzalez. L’attaque des Buckeyes, emmenée par l’efficace QB Todd Boeckman (1169 yds, 63.9%, 14 TD, 9 INT), le talentueux RB Chris Wells (625 yds, 5 TD), et le solide WR Brian Robiskie (594 yds, 6 TD) ronronne à une trentaine de points par match tandis que la défense ne concède à peine que sept petits points dans le même temps. Les victoires à Washington (33-14) et surtout à #23 Purdue (23-7) ont définitivement positionné Ohio State comme un prétendant sérieux au titre national. Compte tenu des problèmes rencontrés par Michigan et Penn State, la lutte se jouera contre #19 Wisconsin et le surprenant #18 Illinois. Ohio State partira favori des deux confrontations au Horseshoe. Attention néanmoins à ne pas sous-estimer les déplacements dans les stades géants des Wolverines et des Nittany Lions.
Le match qu’il faut gagner : #19 Wisconsin
Le match piège : @ Penn State
BCS : 4
NCG : 4

Wisconsin (#19 AP / #15 USA Today) 5V - 1D : l’inconnu dans Madison.

Ce jeu de mot douteux sur le film « L’inconnu dans la maison » n’a d’autre objectif que de poser la question en vogue actuellement dans la Big Ten : que vaut réellement cette équipe de Wisconsin ? Placés très haut dans les classements de pré-saison, les Badgers ont poussivement remporté leurs cinq premiers matches, mais les ont gagné à chaque fois en faisant preuve d’une grande maîtrise. Mais ce qui a fonctionné contre des équipes moyennes n’a plus suffi contre Illinois, où Wisconsin n’a pas résisté au jeu au sol du Fighting Illini et s’est finalement incliné (26-31). Certes, Illinois semble d’un très bon niveau cette année mais Wisconsin est un prétendant au titre de la Big Ten, voire au NCG. Les rêves de titre national se sont peut-être totalement envolés mais Wisconsin peut encore remporter la Big Ten. Cela passe en premier lieu par une victoire à Penn State et surtout à #3 Ohio State. Le match contre Michigan à Madison pourrait clore une saison somme toute réussie pour les Badgers. La clé de toutes ces confrontations contre les traditionnels poids lourds de la Big Ten sera encore une fois la capacité du jeu au sol à créer le danger et à marquer des points. Le RB P.J. Hill (750 yds, 10 TD) est en première ligne et aura certainement besoin d’un coup de main dans les airs du QB Tyler Donovan (1400 yds, 60.2%, 11 TD, 5 INT) qui a pour l’instant plutôt bien manœuvré l’attaque aérienne des Badgers. En résumé, lorsque P.J. Hill peut courir à son aise Wisconsin a de fortes chances de l’emporter. Dans le cas contraire…
Le match qu’il faut gagner : @ #3 Ohio State
Le match piège : @ Penn State
BCS : 4
NCG : 3

Illinois (#18 AP / #19 USA Today) 5V - 1D : le sorcier Zook.

Qui aurait prédit qu’à mi-saison Illinois serait dans le fauteuil de favori de la Big Ten en compagnie de #3 Ohio State et #19 Wisconsin ? Qui aurait cru que le Fighting Illini parviendrait à battre #21 Penn State (27-20) et #5 Wisconsin (31-26) en l’espace de huit jours ? Qui aurait pensé que l’équipe de Ron Zook intègrerait les classements AP et USA Today après des années d’absence ? Certainement pas grand monde après la défaite contre Missouri dès le premier week-end (34-40). Mais Illinois a montré qu’il avait du cœur et une attaque au sol dévastatrice, sous l’impulsion du surprenant RB Rashard Mendenhall (772 yds, 10 TD). Le problème du coté de l’attaque vient du QB Juice Williams (618 yds, 54.9%, 5 TD, 5 INT) qui n’a pas montré de réelle capacité à lancer la balle. C’est peut-être ce qui fera défaut au Fighting Illini si Iowa, Michigan ou #3 Ohio State parviennent à contenir son jeu de course. En attendant, Illinois a une belle carte à jouer pour décrocher une participation au Rose Bowl.
Le match qu’il faut gagner : @ #3 Ohio State
Le match piège : @ Penn State
BCS : 4
NCG : 2

Purdue (NR AP / #24 USA Today) 5V - 1D : pas encore perdu.

Purdue s’est invité dans le classement des coaches grâce à un début de saison convaincant et des victoires à Minnesota (45-31) et contre Notre Dame (33-19). La défaite contre #4 Ohio State (7-23) a mis un bémol à l’engouement autour de l’attaque des Boilermakers qui ont du se contenter d’un maigre TD. Il y aura d’autres occasions pour le QB vétéran Curtis Painter (1810 yds, 63.5%, 19 TD, 3 INT) de sortir de l’ombre, à commencer par le prochain match à Michigan. La fin de saison risque néanmoins d’être délicate avec également des déplacements à Penn State et Indiana qui ne sont pas gagnés d’avance.
Le match qu’il faut gagner : Iowa
Le match piège : @ Indiana
BCS : 2
NCG : 1

Michigan 4V - 2D : to be or not to be.

La bombe est tombée dès la première semaine avec la défaite choquante de Michigan à domicile contre Appalachian State, le champion sortant de Division I-AA (32-34). Tout a été écrit sur cette rencontre et le fait est qu’il est encore difficile de savoir quelle équipe de Michigan était vraiment sur le terrain lors de cette incroyable contre-performance. La question se repose en deuxième semaine avec la nouvelle défaite à domicile contre Oregon (7-39). Etait-ce vraiment cette équipe de Michigan prétendante au titre national avec ses stars QB Chad Henne, RB Mike Hart, WR Mario Manningham et OT Jake Long ? Ou plutôt une pâle copie d’une équipe trop sure d’elle et de sa prétendue force offensive ? La meilleure réponse a été amenée dans les semaines qui ont suivies avec des victoires sur Notre Dame (38-0) et surtout sur #10 Penn State (14-9). Le titre de la Big Ten est donc toujours d’actualité du coté d’Ann Arbor et avec lui un énième Rose Bowl sous l’ère Lloyd Carr. Le jeu au sol basé sur le candidat à l’Heisman Trophy Mike Hart (976 yds, 10 TD) sera-t-il suffisant pour permettre aux Wolverines de l’emporter à #18 Illinois et à #19 Wisconsin ? Et Michigan finira-t-il enfin par l’emporter sur #3 Ohio State ? Les réponses dans la seconde moitié de l’excitante et mystérieuse saison de Michigan !
Le match qu’il faut gagner : #3 Ohio State
Le match piège : @ #18 Illinois
BCS : 3
NCG : 0

Penn State 4V - 2D : la fin des illusions.

Il aura suffi grosso-modo des deux fumbles pour mettre un terme aux illusions de Penn State dans la course au titre national. Après un départ en fanfare et trois succès aisés, qui n’ont pourtant pas totalement convaincu sur la valeur de l’attaque des Nittany Lions, Penn State s’est incliné contre un Michigan convalescent (9-14) avant de tomber à Illinois (20-27). Dans ces deux confrontations perdues, le jeu au sol a été peu performant et le QB Anthony Morelli (1328 yds, 58.3%, 810 TD, 6 INT) a manqué de précision au moments clés. Quelques interceptions et fumbles évitables ont scellé les deux défaites des Lions. Mais PSU a de la ressource, comme l’a prouvée la tranquille victoire sur Iowa (27-7) et aura à cœur de montrer ce qu’il sait faire face à #19 Wisconsin et #3 Ohio State. A défaut de BCS, les hommes de Joe Paterno aimeraient tout de même goûter à un bowl en janvier en Floride.
Le match qu’il faut gagner : #3 Ohio State
Le match piège : #19 Wisconsin
BCS : 1
NCG : 0

Equipes hors conférences BCS

Hawaii (#16 AP / #16 USA Today) 6V - 0D : sur la bonne vague.

Fidèle à ses habitudes, Hawaii continue de pilonner tant qu’il peut ses adversaires, marquant plus de 53 points de moyenne par match sur ses six premières sorties. Le QB Colt Brennan (1850 yds, 73.4%, 16 TD, 6 INT) n’est pas étranger à cette affaire avec son dépeçage chirurgical systématique des défenses adverses. Pour les Warriors, les portes d’un BCS Bowl pourraient s’ouvrir en grand s’ils parviennent à battre Boise State et à au moins limiter la casse contre Washington lors de leur ultime match. Ce faisant, ils devraient s’assurer une place dans le Top16 qui devrait être suffisante pour une qualification automatique compte tenu que l’ACC ou la Big East pourraient accoucher d’un champion classé derrière Hawaii au classement BCS final (cf. CFC n°3). L’occasion serait idéale pour mettre un coup de projecteur sur le QB star d’Hawaii et d’enfin voir ce que peut faire cette attaque explosive contre une grosse défense d’une conférence majeure. Même avec un bilan plausible de 12-0, il est en revanche peu probable qu’Hawaii soit classé à l’une des deux premières places du classement BCS en raison de la faiblesse de son calendrier.
Le match qu’il faut gagner : Boise State
Le match piège : Washington
BCS : 4
NCG : 1

Boise State 4V - 1D : les Broncos domptés.

Il n’y aura sans doute pas de nouvelle participation à un BCS Bowl pour Boise State, en raison notamment d’une défaite assez nette à Washington (10-24). Même en s’imposant de façon convaincante dans ses derniers matches de la saison, les Broncos auront du mal à remonter dans les classements à moins peut-être d’une prestation titanesque à #16 Hawaii. La probabilité joue plutôt à l’avantage des Warriors, mais le QB Taylor Tharp (1209 yds, 64.4%, 9 TD, 4 INT) et le RB Ian Johnson (488 yds, 7 TD) mettront à profit une attaque bien rôdée pour jouer leur chance à fond et espérer encore quelques surprises du coté des grosses écuries des conférences majeures pour grimper au classement et décrocher leur Graal.
Le match qu’il faut gagner : @ Hawaii
Le match piège : @ Fresno State
BCS : 2
NCG : 0

TCU 3V - 3D : des rêves de paradis à la réalité de l’enfer.

TCU devait être le Boise State de 2007, écartant tous ses adversaires pour se frayer un chemin jusqu’à un BCS Bowl. On attendait beaucoup des Horned Frogs à #7 Texas et ils n’ont pas existés (13-34). Quand on sait que cette équipe de Texas est tout au plus moyenne cette année, cela en dit long sur la valeur de Texas Christian, pourtant classé #19 en pré-saison. Le désespoir total est survenu une semaine après la défaite à Austin avec un déplacement à Air Force soldé par une défaite en prolongation (17-20). La courte défaite à Wyoming (21-24) met les Horned Frogs dans une position très délicate dans la conférence Moutain West avec déjà deux défaites alors que Brigham Young y est toujours invaincu. Les chances de remporter le titre de conférence sont donc bien minces, celle d’accéder à un BCS Bowl sont microscopiques et celle de jouer en janvier à la Nouvelle-Orléans sont désormais totalement nulles, pour autant qu’elles aient jamais existées.
Le match qu’il faut gagner : @ BYU
Le match piège : @ Stanford
BCS : 1
NCG : 0

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