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Jacques ACCAMBRAY, ancien Président

Propos recueillis par Florian Thiery et Belette - Janvier 2007

 

EliteFoot a mis ses plus fins limiers pour trouver l’ancien Président de la Fédération Française de Football Américain. C'est à Miami qu'un de nos rédacteurs a mis la main sur celui qui a mené les destinées de notre sport pendant plus d'une décennie. C'est avec grand plaisir qu'il a accepté de se plonger dans ses souvenirs et revenir sur les pages d'une vie qui s'est conjuguée avecfootball américain tricolore. Retour sur une époque de pionniers .

Jacques ACCAMBRAYEliteFoot : Avant d’entamer des questions sur des époques plus récentes, pouvez-vous nous parler de votre courte expérience NCAA ? Est-ce vrai que vous avez porté les couleurs de Kent State, lors de votre passage à l’université (ce qui fait de vous le seul français avec Tarditsà avoir réussi cette performance) ?

Si j’étais à Kent State U, c’est parce que j’y avais une bourse d’études en Marketing grâce à mes performances au lancer du marteau (à l’époque j’avais le record du monde junior et j’ai passé mes 4 années dans cette université à leur remporter les titres NCAA indoor et outdoor. Ce qui a fait de moi un All American athlète et m’a permis d’entrer dans le Hall of Fame de l’université).

Je me suis intéressé au foot américain dès mon arrivée à KSU et je m’entrainais, entre autre, avec un certain Jack Lambert (devenu un fameux Pittsburgh Steelers). Mon coach de Track & Field ne souhaitait pas me voir faire du football de peur que je me blesse et ne soit plus en mesure d’honorer mes performances en athlétisme. Je pesais 125 kg pour 1m94 et le coach de l’équipe de football de l’époque, Don James, m’a sollicité pour jouer en junior varsity, lors de ma dernière année à Kent State. J’ai eu l’honneur de porter les couleurs de KSU quand on a gagné notre sélection pour le Tangerine Bowl avec l’équipe première en 1974. J’ai joué Defensive Tackle. A cette époque, Nick Saban (ex Head Football Coach des Dolphins parti début janvier pour l’université d’Alabama), était assistant coach à KSU.

EF: Etiez-vous parti pour une carrière de joueur professionnel si les Alouettes de Montréal (équipe évoluant en CFL) vous avaient recruté ?

J’ai été sollicité par les Bengals, puis c’est le (devenu fameux) coach Marv Levy qui m’a demandé de participer au camp des Alouettes. Johnny Rogers (ex-RB de Nebraska et vainqueur du Heisman Trophy 1972) était dans l’équipe. Je pense que j’aurais pu et aurais bien voulu y réussir mais mon expérience technique était insuffisante. Bien qu’étant très fort et très rapide, je manquais d’expérience technique, n’étant pas comme Richard Tardits un rugbyman confirmé à la base. De plus j’avais le record de France du lancer du marteau et j’étais indispensable en équipe de France d’athlétisme (j’avais d’ailleurs les JO de Montréal en perspective1976.)

EF: Vos débuts dans l’aventure du foot français sont liés à la célèbre équipe des Anges Bleus. On vous disait très proche du Président du club et premier grand mécène de ce sport : Bertrand Lecuyer.
Que vous inspire avec le recul sa tentative de semi professionnalisation de son équipe et cette idée qu’il aurait peut-être fallu prendre ce tournant dès le début de ce sport en France ?

Ma première connexion avec le foot américain en France fut lorsqu’en sortant de l’INSEP (où je m’entrainais toujours à mon retour en France) je vis des joueurs en tenue dans le bois de Vincennes. Me montrant curieux, je m’arrêtais et rencontrais les pionniers dont un certain Laurent Plegelatte que je salue sportivement au passage, même si les circonstances de l’époque nous ont valu quelques oppositions.

C’est, en effet, Bertrand Lecuyer qui m’a contacté, connaissant sans doute ma présence sur la scène sportive de l’époque et mes connaissances du foot américain. Le projet de lancer ce sport en France m’a immédiatement séduit car en athlétisme j’étais en fin de carrière et ce sport me fascinait.

Je ne m’étendrai pas sur les détails douloureux de la confrontation entre ceux qui voyaient les choses en amateur et les autres qui voyaient plus le côté professionnel. Moi, je n’avais qu’une idée en tête qui était d’offrir mes connaissances et mon très fort relationnel dans le monde du sport pour faire avancer les choses. J’avais même utilisé les services d’un copain pro des Houston Oilers, Eric Moran. La semi professionnalisation (avec du recul) était une illusion qui avait certes son charme (n’oubliez pas qu’a l’époque le Rugby à XIII essayait de prendre la même voie). Comme dans toute chose, il faut se donner du temps pour réussir. Etablir une base solide et crédible est essentiel avant de penser à un développement professionnel. La preuve en est encore aujourd’hui avec la place de ce sport en France, 25 ans plus tard !

Jacques ACCAMBRAYVous vous retrouvez parachuté comme Président de la toute nouvelle Fédération de Football Américain, dès 1985. C’est l’époque de l’arrivée de la NFL sur les écrans grâce aux nouvelles chaînes TV (La Cinq , Canal +, TV6). En France, comme dans le reste de l’Europe, le Foot US démarre en trombe! Avec le recul, ne pensez-vous pas que c’était plus un phénomène de mode qu’un réel engouement pour ce sport ?

En 1985, j’ai accepté de me présenter au poste de Président de la toute nouvelle fédération. Mon objectif était de faire reconnaître officiellement un sport qui n’arrivait pas à décoller à cause de querelles de clocher! Je m’occupais, à cette époque, des Anges Bleus à qui j’avais fait ouvrir les portes de l’INSEP pour être dans des conditions excellentes d’entraînement. Les grands adversaires du moment étaient les Spartacus (chers à Laurent Plegelatte et les Challengers de mon ami Pierre Riffaud) entre autre pour ne vexer personne! L’objectif principal était de faire obtenir l’agrément ministériel à la nouvelle fédération et lui donner les moyens de fonctionner avec l’aide de subventions ministérielles. Ce que j’ai réussi à obtenir après avoir fait mon lobbying. Le Ministre des Sports du moment était Roger Bambuck (fameux sprinter avec qui j’avais fait partie de l’Equipe de France d’athlétisme et qui admirait ce sport à son juste titre). Aucune fédération, digne de ce nom, ne peut se développer normalement sans agrément ministériel et les subsides d’Etat nécessaires au financement du strict minimum pour assurer le suivi des licenciés, des championnats et la mise en place d’un encadrement compétent.

Oui, à l’époque le foot US était une nouvelle mode promue par mon ami Charles Biétry de Canal +. J’eus beaucoup de mal à faire accepter officiellement ce sport au sein du Gotha des sports majeurs en France surtout à cause de sa nouveauté et du petit nombre de licenciés du moment. Plus tard (sans vouloir sauter du coq à l’âne), j’ai personnellement travaillé pour faire reconnaître officiellement la FFFA au sein du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Grâce à Mr Nelson Paillou, mon ami et Président de l’époque, dont je tiens à honorer la mémoire, ce fut chose faite. Sans oublier l’influence de Mr Henri Serrandour et des ministres consécutifs (Guy Drut avec qui j’ai fait toute ma carrière d’athlétisme, puis mon ami Jean-François Lamour). N’oubliez pas qu’à l’époque nous avons également fait beaucoup de promotion en démarrant l’Arena Football à Bercy avec les pros américains (NDLR: A ce titre vous pouvez lire l’interview de Ben Hobbins dans le numéro précédent d’EliteFoot mag). Je suis d’accord avec vous pour dire que c’était aussi un phénomène de mode.

On est toujours étonné aujourd’hui de voir à quel point les premiers concernés que sont les Américains se désintéressent du sort de “” sport, au-delà de leurs frontières. L’avez-vous constaté dés le début de ce sport en France? On se demande aujourd’hui si tout a vraiment été entrepris, à l’époque, pour faire naître quelque chose (partenariat durable, invitations régulières de coach, stages aux US, matchs de gala, …) ?

La motivation pour les Américains, que ce soit pour le foot us ou tout autre sport, est lié au qualitatif et au professionnalisme du sport en question. Les Américains sont habitués à leurs championnats traditionnels et ont sur place les meilleurs athlètes et compétitions du monde (Superbowl, etc.). Ils sont donc très sélectifs quand il s’agit de les intéresser à quelque chose hors de leur frontière et surtout si la qualité est purement amateur et d’un niveau inférieur aux Highs Schools américaines.

Mais, croyez moi, nous avons fait semblant d’ignorer tous ces handicaps en tant que pionniers en essayant de travailler avec les plus hautes instances de la NFL qui sont passées à Paris. Nous avons eu l’honneur d’accueillir des gens comme Tex Schramm des Dallas Cowboys, de Joe Bailey (actuel Directeur Général de Miami Dolphins Enterprises) et de bien d’autres grands coaches et administrateurs d’équipes NCAA et NFL.
Une chose que je tiens à souligner également est que le football américain est un formidable sport spectacle qui ne peut être apprécié intégralement que depuis le haut de tribunes de stade. A moins d’être un parfait connaisseur, . L’un des obstacles pour nos équipes était d’avoir accès aux grands stades de foot et de rugby. Bercy faisait toujours le plein parce que la vision était parfaite mais le Parc des Princes était hors de portée à cause du coût de location. Heureusement, il y avait le stade Jean Bouin. Concernant la venue de coach étranger, ma fédération en a beaucoup organisé notamment pour la préparation des Equipes de France mise en place par les DTN que j’avais recruté. Les matchs de galas (style NFL) étaient et sont toujours hors de question, j’en suis sûr, pour des questions de budget astronomiques.

Jacques ACCAMBRAYTrès vite, on constate (c’est vrai encore aujourd’hui) que les sponsors ne se bousculent pas, encore moins les médias pour faire vivre ce sport. A quoi attribuez-vous ce boycott ?

Je ne suis pas en mesure de juger ce qui se passe en France aujourd’hui mais je pense que, comme à mon époque, les sponsors et les médias ne s’intéressent à un sport qu’à partir du moment où ils y voient un intérêt par retour rapide sur investissement en argent et en temps (surtout pour les médias à audimat). Malheureusement, bien que la qualité du jeu ait certainement évolué en France et en Europe, je ne suis pas sûr que cela sera suffisant pour convaincre les directeurs des sports des différentes chaînes télé en France de diffuser le championnat français. Sauf peut-être un morceau de finale de temps en temps, ce que nous avions réussi à obtenir avec beaucoup d’influence. Et comme vous le savez pas de retransmission, pas de sponsors!

Maintenant que de l’eau a coulé sous les ponts, pouvez-vous nous dire franchement comment été perçu le foot US par les instances ministérielles de l’époque? On dit que le rugby se méfiait de cette concurrence et aurait d’ailleurs fait pression pour interdire le Parc des Princes à une franchise de la World League (future NFLE), en 1990 ?

En fait, le Ministère de mon époque avait beaucoup de fonctionnaires qui suivaient les matches NFL sur Canal+ et qui aimaient l’aspect spectaculaire et coloré du foot américain. On considérait notre sport comme un très grand sport bien que pratiqué essentiellement aux USA et au Canada. La France est un pays de tradition avec des athlètes parmi les meilleurs du monde et introduire un cousin américain n’était pas une tache facile et sans obstacle.

Les tractations de la NFL avec le Parc des Princes n’ont pas abouti parce que les budgets étaient inabordables et sans résultat garanti au niveau des recettes. C’était mon ami Jean-Claude Darmon qui gérait le Parc et qui gérait également la promotion du foot et du rugby. Y-voyait-il un conflit d’intérêt? Je ne le pense pas. En plus, pour voir s’installer une équipe NFL à Paris il y avait de l’eau à faire couler sous les ponts. Même la mise en place d’un match spectacle aurait coûté plus cher qu’un concert des Pink Floyd.

En 1990, vous êtes donc Président et tout est à inventer.le recul, qu’est-ce qui a été le plus difficilevotre rôle de Président : mettre en place les dossiers ou les faire accepter par ses détracteurs? Et en avez-vous eu beaucoup ?

JA: Comme je vous l’ai dit précédemment, je me suis surtout efforcé avec mon staff (à qui je rends hommage avec tout les pionniers de l’époque) d’obtenir tous les agréments nécessaires afin de pouvoir faire fonctionner la fédé le plus normalement possible avec des cadres et du personnel pour le suivi des championnats. Si nous avons pu nous produire au plus haut niveau des compétitions européens, aussi bien avec les équipes seniors que juniors, c’était bien grâce aux subventions accordées par le Ministère.
Personnellement, je n’ai pas trouvé en face de moi de détracteurs mais plus souvent des gens sceptiques quant à la possibilité d’installer un sport Yankee sur un territoire aux traditions gauloises. Mais bon, le foot américain existe toujours en France aujourd’hui et je suis fier d’avoir pu y contribuer.

Vous avez eu trois mandats de suite, quel est celui qui vous a le plus enthousiasmé ?

Le deuxième, car après avoir beaucoup combattu et résisté à la fois, nous avons commencé à voir une structure viable fonctionner son petit bonhomme de chemin. Laen place d’une Direction Technique pour la formation des cadres, des arbitres et des équipes de France fut un grand progrès. Certains nous reprochait de trop axer les ressources fédérales sur la préparation des équipes de France. Ils ne comprenaient pas que c’était une obligation fédérale que de faire participer nos meilleurs éléments à des rencontres internationales organisées par la Fédération européenne. Pas de plan d’action et de résultat au niveau international … et pas de subvention !

Le sujet qui fâche: les finances! Vous quittez la Fédération en laissant une dette. Quelle en était la réalité, le montant? Comment l’expliquez-vous ?

Concernant les finances fédérales, je pense pouvoir dire que je suis le Président qui a enfin fait arriver de l’argent dans les caisses, grâce aux subventions et aux quelques sponsors que nous avions obtenus. Maintenant ne me demandez pas, 12 ans plus tard, de vous donner des chiffres. La FFFA, comme toute Fédé reconnue par le Ministère et le CNOSF, a ses Commissaires Aux Comptes. S’il y a eu dette c’est parce qu’il y a eu, comme dans tout autre sport, une crise de croissances et que rien ne peut se faire sans investissement. Comme tout Président de fédération en France, j’étais bénévole et j’ai consacré toute cette période de ma vie à faire décoller ce sport parfois au détriment de mon travail personnel et de ma vie familiale avec trois enfants à charge. Le Football américain souffre d’un gros handicap qui est le nombre d’intervenants aussi bien au niveau des joueurs que de l’encadrement et des arbitres qui doivent se déplacer et être hébergés. Cela coûte beaucoup d’argent aux clubs qui ont très peu de ressources mais aussi à la fédé pour les équipes nationales.

Sous votre présidence …

- La finale de D1 qui vous a le plus enthousiasmée ?
Quand je suis arrivé, Anges Bleus vs Spartacus.
- Votre joueur français préféré ?
Richard THE SACK Tardits (et aussi Laurent Plegelatte!!).
- L’erreur que vous regrettez, le plus?
D’avoir voulu satisfaire tout le monde à la fois.
- Votre meilleure décision?
D’avoir immédiatement, dès mon arrivée à la présidence, travaillé aux dossiers d’agrément ministériel et CNOSF.
- Votre conseil à un futur Présidentfédération ?
Soit visionnaire! Persévère malgré les obstacles et quand tu auras un doute, passe le relais !

Certains reprochent aux équipes dirigeantes de l’époque d’avoir mis tardivement des structures jeunes en place (cadets et minimes). Créant ainsi un gouffre, à la fin des années 90, après l’arrêt de toute la première génération de footeux. Que répondez-vous à vos détracteurs ?

La politique de développement des programmes pour les jeunes dans une fédération ne peut se concevoir que lorsque l’encadrement est suffisant et compétent. Le football américain est un sport de contacts rudes. Mon souci a toujours été de veiller à la qualité protectrice des équipements revêtus par les joueurs (surtout leurs casques). Un accident grave et nous risquions la radiation. Vous savez très bien que la préparation musculaire des joueurs en France est loin d’être équivalente à celle des américains que ce soit au niveau scolaire, universitaire et encore moins professionnel. Nous avons démarré le programme avec très peu de moyen et nos juniors se comportaient d’ailleurs très bien en championnats internationaux. Pour le reste, comme dans tout sport, le recrutement des jeunes et la mise en place d’une équipe espoir, junior, cadette ou minime dépend avant tout des moyens et de la volonté des clubs pour les mettre en place. La fédé a surtout le devoir de gérer leurs championnats.

Depuis votre départ, le nombre de licenciés en équipé n’a pas évolué significativement. Beaucoup pensent que c’est l’absence totale de ce sport dans les grands médias (et notamment la TV) qui est responsable de cela! D’autres avancent des raisons structurelles qui font qu’aucun encadrement sérieux n’est disponible pour accueillir les nouvelles recrues. Compte tenu de votre expérience quel est votre avis ?

Je vous avouerais que depuis 7 ans que je vis et travaille à Miami, je n’ai plus de contact avec le foot américain en France et ne sait pas trop où en est ce sport à l’heure actuelle. Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce sport bénéficie d’une aura en continuelle croissance ici aux USA. Je pense que les TV ne s’y intéresseront que lorsque l’Europe entière - et pas seulement la France - mettra en place un véritable championnat de qualité avec un beau spectacle. C’est à la fédération actuelle de redoubler d’initiatives et d’imagination pour aller au-devant des spectateurs en invitant, comme nous le faisions de mon temps, des équipes universitaires américaines pour des matchs de galas avec du beau jeu !

Jacques ACCAMBRAYQue faites-vous actuellement ?

Thanks for asking ! Depuis 7 ans, je travaille dans une société installée à Miami (depuisans) qui est la leader mondiale du traitement de la cellulite. Je suis Responsable des ventes en Floride et dans d’autres états des USA mais également le spécialiste du sport de la société pour le conseil en création de nos machines musculaires. Nos machines permettent également aux athlètes NFL, NBA, golfeurs (entre autres) d’améliorer leur flexibilité mais aussi de récupérer plus vite. Toutes les équipes olympiques en France ont été exposées à nos machines. Nous sommes présents dans 95 pays.

(Infos complémentaires: la sociétè dans laquelle travaille J. Accambray maitrise une technique largement utilisée par les sportifs de haut niveau (football, ski, cyclisme, F1, tennis) afin de les préparer aux efforts musculaires, traiter les courbatures et faciliter leur récupération. Par exemple, le footballeur Zinédine Zidane a eu recours à cette technique.)

Suivez-vous ce qu’il se passe en France concernant l’actualité de ce sport ?

De temps en temps sur le site de la fédé.

Un petit mot pour ne pas conclure…

Le Football Américain est l’un des plus beaux sports collectifs au monde. Rien dans ce monde ne s’obtient sans foi et persévérance donc j’encourage l’actuelle fédération à continuer à se battre pour consolider les fondations que nous avions mises en place.
J’espère aussi, pour le futur de ce sport en France et en Europe, qu’apparaitra un jour un vrai mécène du calibre d’un Donald Trump et qui saura investir judicieusement pour faire enfin décoller notre sport favori.

Sachez que les nouvelles générations ne vous ont pas oublié et savent ce qu’elles vous doivent. Même avec le temps, une famille reste une famille … et vous en êtes, à ce titre, un membre éternel.

Savoir s’arrêter

«J ’avais envie d’arrêter. Avec l’obtention des agréments, le démarrage d’un Casque d’Or (NDLR: qui était à l’époque l’appellation de la D1) cohérent et le lancement des équipes de France, je pense que j’avais accompli l’essentiel de mon objectif et de mes compétences au service de cette jeune fédé qui avait besoin de reconnaissance. De plus, j’avais besoin de me consacrer à ma famille et à mes activités professionnelles que j’avais, un tant soit peu, délaissées.»



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